
L'auteur s'est rendue célèbre avec Le train des enfants, inspiré d'un fait réel; c'est encore le cas ici.
Elba porte le nom d’un fleuve : c’est sa mère qui l’a choisi. Seuls les
fleuves circulent librement, lui disait-elle, avant de disparaître
mystérieusement. Depuis, Elba grandit seule dans cet endroit qu’elle
nomme le monde-à-moitié : un asile psychiatrique, à Naples.
Elle
attend de retrouver sa Mutti (sa mère est d'origine allemande, mariée à
un italien de bonne famille qui, face à une épouse un peu trop
originale, s'en est débarrassé en la faisant interner; pratique pas si
rare à l'époque.
C’est là
qu’elle pose son regard d’enfant, sur le quotidien de cette « maison des
fêlés, a nourrissant de ses observations son Journal des maladies du mental.
Jusqu’au jour où le jeune docteur Fausto Meraviglia décide de libérer
les patients, comme le prévoit une loi votée quelques années plus tôt en
1978, et de prendre Elba sous son aile. Lui qui n’a jamais été un bon
père apprend le poids et la force de la paternité.
Il
accueille Elba chez lui et la soutient pour qu'elle fasse des études
supérieures. Jusqu'à sa licence puis sa disparition de nouveau ...
Là, j'ai aimé le caractère atypique de ce roman, plein d'humour.
Je vous conseille ce roman que j'ai beaucoup apprécié.
Bénédicte
https://www.youtube.com/watch?v=eC5xpJN-u9U