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La Femme de Ménage" est un thriller psychologique haletant qui se lit à toute vitesse ! Un suspense constant, pas une seconde de répit, absolument aucune phase d'ennui.
Millie est embauchée pour faire le ménage, s'occuper des courses ... chez la riche famille Winchester, en apparence parfaite. Il y a Nina, madame Winchester, Andy, son mari, et Cecelia, la petite fille de Nina, toujours habillée de robes à frous-frous ridicules pour une fillette. Très vite, Millie se rend compte que derrière les façades bien astiquées se cache une maîtresse de maison particulièrement instable. une rumeur dérangeante court d'ailleurs dans le quartier : madame Winchester aurait tenté de noyer sa fille.Le danger se tapit sous des apparences trompeuses, et quand Millie réalise que la porte de sa chambre au grenier ne ferme que de l'extérieur, elle comprend que son job risque de devenir bien plus dangereux que de faire le ménage.
L'atmosphère est tendue, entre manipulation, démence... On se pose tout un tas de questions tout au long de la lecture.Les personnages sont très bien construits, on vibre avec eux. Qui ment, qui dit la vérité ?
Le roman est addictif. L'humour noir de Millie rend la lecture encore plus agréable.
L’intrigue est bien ficelée et sans longueurs inutiles. Les chapitres très courts donnent toujours envie de connaître la suite de l’histoire… . Freida McFadden aime s’amuser avec ses lecteurs, elle nous manipule du début à la fin, qui est superbement bien orchestrée…
Marie Christine
https://www.youtube.com/watch?v=LyO4V3-pWQM

Madelaine avant l’aube de Sandrine Colette
Prix Goncourt des lycéens 2024
Ce roman aborde des thèmes profonds comme l'extrême pauvreté, la faim, la lutte pour la survie, l'injustice face aux événements et au statut social et souligne la brutalité du monde rural.
Dans le hameau des Montées, trois petites chaumières sont occupées par Rose, une vieille guérisseuse, des sœurs jumelles, Aélis et Ambre, leurs maris, l’un travailleur et protecteur, Eugène , l'autre , Léon, devenu alcoolique et bon à rien et les trois fils d’Aélis. Eugène le bûcheron aurait préféré épouser Ambre, la jumelle la plus douce .
Bran le narrateur de la première partie est le personnage le plus lumineux du roman, dévoué et débordant d'amour. Et on est surpris d'apprendre qui il est vraiment.
Une petite fille abandonnée, "une enfant de la faim" est recueillie et aimée des trois foyers et surtout de Bran. Voilà Madelaine. Dure à la tâche, elle grandit avec les garçons. Ce monde âpre est par moment éclairé par leur joie quand ils font cuire le pain dans le grand four du village. Le pain c'est la vie .
Elle est différente, elle n'a peur de rien, elle déteste les maîtres, surtout le fils, un homme violent. On sent monter chez elle un instinct animal de survie, un sentiment d'injustice, de colère, et une forte envie de rébellion. Pour les autres la servitude leur semble normale.
Dans la seconde partie une terrible famine due à des épisodes de grands froids, rend la vie insupportable. mais ils la supportent quand même, mangent des racines, broient de la sciure de bois pour épaissir la soupe.
La lenteur du texte accentue le côté immuable de leur existence.
Les gueux et les maîtres coexistent pour le plus grand malheur des premiers. Les paysans survivent tant bien que mal entre les famines, les hivers rigoureux, les impôts et les maladies. La pauvreté est omniprésente, ainsi que le manque.
Malgré les difficultés auxquelles font face ces gens, un sentiment de liberté plane sur l'histoire. Si les hivers sont mortels ; les étés, quant à eux, recèlent de belles promesses.
Les enfants sont mis très tôt à la tâche. Il faut travailler, préparer la saison froide, espérer que les champs donneront beaucoup de céréales et que le gel ne gâchera pas tous les efforts déployés.
Un
roman noir donc, mais que vient illuminer la personnalité solaire de
Madelaine, à la fois tendre et dure, fragile et forte, intelligente et
inconséquente dans ses actes. Madelaine grâce à qui un peu de bonheur pénètre aux Montées et qui sera, malgré elle, l'artisan du drame qui frappera la région
Un roman sublime et bouleversant.
Marie Christine
https://www.youtube.com/watch?v=6rrBH8fXEUA
https://www.youtube.com/watch?v=o3Exdu2lT8A

https://video-streaming.orange.fr/autres/de-femme-et-d-acier-de-cecile-chabaud-CNT000002fLjjN.html


L’humanité a été transformée par la technologie. Désormais les adolescents ne vont plus à l’école, grandissent avec leurs Amis Artificiels. Ces robots de pointe sont conçus pour les distraire, veiller
sur eux.
Dans la vitrine du magasin, Klara,une « A A » particulièrement intelligente attend d’être choisie. Bientôt elle est achetée pour Josie, une adolescente atteinte d’une mystérieuse maladie.Klara vivra entre Josie, sa mère et « la gouvernante ».
Nous sommes en Amérique, dans un avenir proche,au sein d’une société normative sous contrôle.Les personnages plus âgés se souviennent d’une époque moins inhumaine que dans ce monde où la fonction de l’I.A. s’est développée. Les travaux scientifiques et technologiques échappent aux professionnels désormais appelés « Substitués » et laissés à l’abandon . Les enfants étudient sur des « oblongs » et seuls ceux quisont « relevés » c’est-à-dire ameliorés génétiquement peuventaccéder aux universités et aux professions intéressantes encoreexistantes. (C’est à la suite de son « relèvement que Josie est tombée malade).
L’existence de Klara est établie dans le dévouement complet à Josiesous le contrôle de sa mère et c’est Klara elle-même qui rend compte de ses découvertes au sein de la société des humains.
Il importe de tenir compte que, tout du long, cette narration nous arrive par le biais d’un personnage de robot, isolé,marginal, ne comprenant pas parfaitement chaque situation. Cette prose appauvrie peut finir par lasser le lecteur, dérouté , semblable à Klara venant à manquer d’énergie solaire ?
Le Soleil, mystérieuse entité, tient une place importante dans ce récit à la fois dense et brumeux, dont je ne révèle pas la conclusion.
Marie Thérèse.

https://www.youtube.com/watch?v=nvLpuCqgDWk

Vadim, petit Parisien, quitte sa famille pour aller soigner son asthme dans les Alpes chez des gens qu'il ne connaît pas. Mais il doit dorénavant s'appeler Vincent Dorselles et non plus Vadim Pavlevitch.
L'enfant est loin de comprendre la relation entre la guerre qui sévit et ce changement de nom, cette nouvelle vie loin de ses parents. Mais ici la guerre est loin, il découvre la neige, le quotidien des montagnards dans un hameau, une vie rude qu'il va apprendre à aimer, entouré de gens
simples, d'enfants qui partagent leurs journées entre l'école et les soins aux animaux de ferme.
La guerre est loin mais est-elle si loin...
Un ode à la nature et à la bonté dans une période cruelle.
Sylviane
https://www.youtube.com/watch?v=uXlVDffERdQ
https://www.youtube.com/watch?v=PJrjdUV8pu0

Darwyne est un petit garçon, pas tout à fait comme les autres. Il vit
avec sa maman dans un presque bidonville en bordure de la forêt
amazonienne. Dans la cabane qu'ils habitent les beaux pères se
succèdent, obligeant l'enfant à partager sa maman qu'il adore. Il aurait
pourtant bien des raisons de l'aimer moins cette maman et, pour
échapper à tout cela, l'enfant se sauve régulièrement dans la forêt où
il trouve refuge.
Un jour, une jeune femme des services sociaux se penche sur cette
famille et tout particulièrement sur cet enfant étonnant qui la
bouleverse ...
Sylviane
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-polar-sonne-toujours-2-fois/le-polar-sonne-toujours-2-fois-du-jeudi-15-septembre-2022-2037401
Colin Niel a une formation d'ingénieur des eaux et forêts et ça se sent dans les romans noirs qu'il écrit ! Il puise souvent ses idées dans la jungle amazonienne de Guyane. Michel Abescat nous présente son dernier livre : "Darwyne".
Notre roman noir de la semaine a pour auteur Colin Niel, ingénieur agronome de formation, devenu écrivain, plusieurs fois primé. Son septième roman se passe une nouvelle fois en Guyane où il a vécu et travaillé. Il s’intitule "Darwyne" et met en scène une enquête d’un genre particulier.
Il s’agit d’une enquête sur un enfant. Un enfant hors du commun dont le mystère persiste une fois le livre refermé. Tout commence donc par une enquête sociale, menée par une éducatrice spécialisée, à la suite d’une dénonciation anonyme. Darwyne Massily, 10 ans, serait-il en danger, maltraité par sa famille ?
L’enfant vit dans un bidonville, avec sa mère, Yolanda, et toute une série de beaux-pères qui se succèdent rapidement avant de disparaître brutalement de la circulation.
Drôle de tête, tignasse noire ébouriffée, silhouette recroquevillée et boitillante, Darwyne se tient toujours à l’écart. Sa mère le voit « un peu comme un animal » et raconte les difficultés qu’elle a pour le « redresser », lui qui souffre d’une grosse malformation au pied.
A première vue, l’affaire devrait être classée sans suite, mais Mathurine, l’éducatrice, n’y parvient pas. Et le roman peu à peu va révéler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît…
Darwyne et sa mère vivent à Bois Sec, une colline sur laquelle s’est peu à peu étendu un immense village de petites baraques de tôle ondulée, bricolées, sans cesse rafistolées, suspendues de plus en plus haut, sur des pentes de plus en plus raides.
Au sommet, la cabane de Darwyne et de sa mère jouxte la forêt amazonienne, immense, menaçante, toujours prête à reprendre ses droits. À peine défrichée, qu’elle repousse aussitôt, profitant du moindre interstice. Comme le symbole vivant du combat entre sauvage et civilisation, entre nature et culture.
Colin Niel excelle à en faire sentir la présence, les vibrations, le grouillement, les respirations et les bruits. Et le roman alors glisse aux confins du fantastique, perturbant et entêtant.
Il est au cœur du livre. Au cœur des interrogations de l’éducatrice, elle-même passionnée par la faune et la flore amazoniennes. Mathurine remarque vite combien Darwyne est à l’aise en forêt où il paraît se déplier soudain. Où il marche avec aisance, sans jamais se perdre. Où il semble communiquer avec toutes sortes d’animaux, reproduisant leurs vocalises, leurs grincements, leurs feulements. Le mystère du livre est là, fascinant, dans l’énigme de cet enfant si particulier. Tour à tour merveilleux et monstrueux. Qui est Darwyne ? À quel monde appartient-il ?
Extrait :
"Et à présent que Bois Sec s’est assoupi, que se sont tus tous les vacarmes humains, Darwyne écoute les bruits de la jungle. Après cette journée de plus avec le nouveau beau-père, ça l’apaise. Jamais il n’irait dire cela, ni à la mère ni à personne d’autre, mais ce qu’il entend d’abord, c’est la lisière débroussaillée en train de guérir de ses blessures. Les plaies qui se referment lentement, le crissement ligneux des tissus végétaux. Et, plus loin, Darwyne entend gronder la faune nocturne qui se presse derrière l’orée. Il entend les oiseaux de la nuit, feuler le grand ibijau, crisser la chouette à lunettes, il entend les rainettes et les adénomères, il entend brailler les singes hurleurs, tout là-bas. Et ne sachant aucun de ces noms-là, ces noms couchés dans les livres des naturalistes, il les nomme à sa manière, dans sa tête. Et pourtant conscient que la mère n’aimerait pas le voir ainsi, il reste longtemps à écouter ce sous-bois plus étendu que la ville elle-même, déployé à l’infini sous le tapis des cimes. L’Amazonie entière à quelques mètres de sa couchette."
Cet enfant s'appelle Darwyne, ça ne s'écrit pas pareil mais est-ce que c'est une allusion à Charles Darwin, le père de la théorie de l’évolution ?
Le roman de Colin Niel, décidément passionnant, peut ainsi se lire comme une parabole. Comme l’histoire d’un petit humain devenu créature de la forêt, un être capable de recréer les liens perdus avec le monde vivant, visible et invisible. De renouer le dialogue entre espèces, humaines et non humaines.
Mais en première approche, Darwyne est d’abord l’histoire d’un petit garçon qui voue un amour inconditionnel à sa mère pour laquelle il est prêt à tout. De ce point de vue, évidemment, je ne peux guère en dire plus…

Un THRILLER de haute tenue ..

Vous montez un col, traversez une forêt, longez une rivière. Au fond de la vallée, les restes d'un village, des blocs de pierre brisés, presque rien : ci-gît Chaudun, village maudit qui fut vendu en 1895 par ses habitants à l'administration des Eaux et Forêts. Trop d'hommes et de femmes, trop de bêtes à nourrir. Au fil des ans, la plupart des bois ont disparu, ravagés par des coupes excessives. La vallée est exsangue, les pâturages inexploitables.
Comme un torrent en crue, le récit de Luc Bronner charrie et recompose toutes les traces du passage des hommes et des femmes dans leur intimité et jusqu'à leur fuite inéluctable. Évocation poétique, érudite et charnelle des paysages alpins, de leur beauté et de leur cruauté, ce livre est le récit minutieux d'un désastre écologique et humain et, in fine, d'une résurrection : aujourd'hui, Chaudun est le coeur d'un espace ensauvagé, l'une des plus somptueuses vallées d'Europe où l'animal a remplacé l'homme. La quête s'achève sur un éblouissement : « Il faudrait raconter la jouissance des botanistes dans ces lieux abandonnés par l'homme depuis plus d'un siècle. Cette étrange sensation de vertige face à la beauté infinie. Je me berce de cette opulence, de cette orgie du végétal qui déborde de toutes parts, à toutes les heures du jour et de la nuit. »


.....je termine " un animal sauvage " de Joël Dicker.....un ecrivain,que,je ne connaissais ,que de nom.....je ne suis pas déçue !! Malgré les "retours en arrière " qui sont parfois pénibles.....polar dont l' intrigue est savamment ficelé !!!... bien écrit et le suspens entretenu jusqu'au bout......


"La Correspondante" de Virginia Evans se trouve être dans la liste des livres à lire avant la réunion de septembre des "...