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jeudi 19 novembre 2020

Une petite fille privilégiée Francine Christophe

 

 Une petite fille privilégiée par Christophe


Francine Christophe, née en 1933, est issue d’une vieille famille bourgeoise, qui a compté des militaires de haut grade, des médecins, des universitaires…Ses parents sont juifs, mais non pratiquants, petite fille bien élevée et sans histoire,  il lui faudra la guerre et le gouvernement de Pétain pour découvrir qu’elle n’est pas comme les autres.

Pour quoi ce titre ? Eh oui, Francine et sa maman ont de la chance, parce que son papa, officier, est prisonnier de guerre, et que, bien que juives, elles sont, en vertu de la convention de Genève, « non déportables », donc  plus ou moins « privilégiées ». Les camps d’extermination leur seront épargnés, mais pas la déportation.

Arrêtée à 8 ans et demi, Francine ne sera jamais séparée de sa maman et après avoir été internée à Drancy, puis dans d’autres camps en France, elles seront déportées (et dans quelles conditions !) au camp de Bergen Belsen, en Allemagne, tout comme 11000 enfants juifs, dont la plupart y seront assassinés.

De son stalag en Allemagne, le père de Francine, persuadé qu’il s’agit d’une erreur,  écrit partout pour les faire libérer, même une entrevue que son grand père (qui n’est pas juif, lui…), réussit à obtenir avec Pétain n’aboutit pas : « Bah ! Des Juives… ! »

Ce que Francine vit et décrit est épouvantable, peut-être encore davantage si l’on n’oublie pas qu’il s’agit des souvenirs d’enfance d’une petite bonne femme de huit ans. La faim, la peur, le froid, les coups, les gens qui meurent tous les jours, d’épuisement, de maladies, et sont ensuite jetés dans les fours crématoires par d’autres déportés à peine plus vivants qu’eux.

La libération ! Elle n’en revient pas, Francine ! Des infirmières et des médecins qui vous soignent dans des lits aux draps propres (quand  a-t-elle vu un drap, propre ou pas, pour la dernière fois ?), des vêtements, des gâteaux…

Francine s’en sortira, avec des hauts et des bas, elle fera des études, aura un métier, et fondera une famille normale, avec des enfants, des petits-enfants…

Depuis des années, et malgré son âge, elle va, dans les établissements scolaires raconter ce qu’elle a vécu. Une très belle dame, qui se tient toujours bien droite, comme sa maman le lui a appris…

 Anne

 

Une longue interview de l'auteur :

https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=nvQbaP-meFI 

https://www.youtube.com/watch?v=OC0TgobhGIo

 

lundi 9 novembre 2020

Nord -Est Antoine Choplin

 

 Nord-Est par Choplin

Cet automne est paru le nouvel ouvrage d’ Antoine Choplin, auteur de « A contre –Courant » dont je vous avais parlé dernièrement.

Nord –Est est le récit d’une expédition aux ressorts très graves que nous ne pouvons que deviner : quelques hommes quittent un camp .Sous l’impulsion de l’un d’entre eux, Garri, ils partent rejoindre les plaines du Nord-Est où il se pourrait que tout soit encore comme « avant ».

Dès lors,plus qu’à un espoir pratiquement fou pour ces démunis de tout, le récit s’attache à leur seule progression.Rencontres , obstacles,drames, ne soulèvent nulles considérations superflues, l’auteur place ses personnages en action, et ce sont leurs quelques paroles aux mots rares qui suffisent à nous les rendre proches.Terriblement touchants, même,dans la précarité de leur aventure.

A leurs côtés nous franchissons les longs plateaux, les villages dévastés,et surtout la barrière des hautes montagnes.

Inoubliable semble pour moi cette progression vers un ailleurs meilleur.

A la manière coutumière  de l’auteur, les descriptions sont précises , gravées au burin, permettant « d’y être », de n’avoir que le but d’avancer, et cela dans la solidarité et l’intelligence, seules capables de faire front au malheur ambiant.

Je recommande ce livre, hypnotique et splendide,  sur l’aventure humaine.

Bien loin d’être sinistre,la gravité de son propos aiguillonne et réjouit.

 Marie Thérèse

 

 Présentation par l'auteur :

 https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=EgAYaYZxTBo

Article dans La Croix du jeudi 27-11-2020 :

Le discret Antoine Choplin trace sa route littéraire avec pas moins d’une vingtaine de livres à son actif, dont une quinzaine de romans publiés chez l’éditeur lyonnais La
fosse aux ours. Musicien, directeur de festival, passionné de montagne, l’écrivain en
fait le cadre de son nouveau roman, pudique et puissant à la fois.
Quatre hommes décident de s’échapper d’un camp de prisonniers pour rejoindre à
pied de lointaines plaines du Nord-Est, bien au-delà des montagnes, « là où on peut
retrouver quelque chose d’avant » le temps de l’enfermement et de la souffrance.
Nord-Est est le récit sobre et intense de cet exode au coeur d’un territoire hostile
qu’aucune carte jamais ne situe. Et c’est ce qui fait toute la force de ce roman et lui
donne une portée universelle. Peu importe le lieu, peu importe l’époque, ces marcheurs sans bagages incarnent la cohorte des exilés de toujours, sur les routes du monde, enquête d’une vie plus douce.


 Il y a Garri, le chef de l’expédition à la douceur mélancolique, Jamarr, robuste et
revêche, Emmett qui chantonne des mélodies et Saul le poète muet. D’un même pas, ils traversent un village sans âme où agonise un cheval, s’enfoncent dans une forêt
d’aulnes et de fougères, dévalent des pierriers ou glissent sur des pentes d’herbe
tachetées de névés… Ils croisent Ruslan qui, échappé comme eux d’un camp, parcourt la montagne à la recherche de pétroglyphes, puis Tanya, une femme à la beauté retenue qui décide de les suivre pour retrouver l’être aimé. Derrière les montagnes péniblement franchies, d’autres montagnes encore… « On dirait qu’elles reculent », dit doucement Emmett.
Ces hommes et cette femme parlent peu. Pourtant Antoine Choplin a bâti son récit sur des dialogues qui en constituent l’ossature, sans tirets pour les signifier, comme
murmurés dans un souffle, celui qui épouse le rythme de la marche, celui du faible
espoir qui renaît à chaque pas, celui des meurtrissures coincées dans l’intimité des
coeurs, celui des rares sourires comme oubliés sur les visages, le souffle de la solidarité aussi qui, peu à peu, les enveloppe comme un baume…
« N’empêche, les montagnes sont encore drôlement loin, il dit. Pas si loin que ça, dit
Garri. Tu parles je les ai bien observées ce matin. Ça dépend de la lumière, dit Garri. Tu m’as déjà dit ça, dit Emmett… »
Magnifique parabole sur la soif de liberté de ceux qui en sont privés, sur la nécessaire fraternité dans l’épreuve, ce roman de l’humanité en exil sonne juste et fait écho aux tragédies sans fin qui secouent notre monde.
Laurence Péan

dimanche 8 novembre 2020

La commode aux tiroirs de couleurs Olivia Ruiz

 

 La Commode aux tiroirs de couleurs par Ruiz

 

Un livre qui apporte un peu de fraîcheur,en cette période anxiogène.....je ne peux pas dire la même chose pour mes derniers livres ...,je viens de terminer"la commode Aux tiroirs de couleurs" de Olivia Ruiz .... roman certainement auto biographique....sur l'arrivée d'une famille espagnole exilée en France ,au moment de la guerre chez elle.....des moments émouvants ou drôles..... mais c'est loin d'être un chef d'œuvre......bonne lectures durant le confinement.....
 
Monique
 
Olivia Ruiz  ,auteure , compositrice , interprète , d'origine espagnole...
Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile ,mais n'en ont jamais parlé , de ce silence est né son premier roman .
Rita perd sa grand-mère (son Abuela) dont elle hérite d'une commode aux mille secrets .
"les tiroirs de couleurs " relatant la vie difficile de ces femmes espagnoles  meurtries par l'exil ou les deuils 
la difficile intégration !!! encore et toujours !!
Le début est assez rebutant , mais si l'on s'accroche un peu , cela nous amène à une fin tout à fait inattendue  .
Au fil des pages on s'attache à ces femmes au caractère très fort ...
 
 Claude 9-8-20

https://www.youtube.com/watch?v=mo0UzfWqmoc

 https://www.youtube.com/watch?v=8XsuOH1KmUg

https://www.youtube.com/watch?v=WAG031uRNCI 

https://www.facebook.com/oliviaruiz/videos/657626751698135/ 

 

vendredi 6 novembre 2020

La somme de nos vie Sophie Astrabie

 

 La somme de nos vies par Astrabie

 

Lu ces derniers jours   de Sophie  Astrabie  ,jeune  auteure née à Albi 
" La somme de nos vies" chez flammarion juin 2020 
Un très joli roman que ce livre ,plein de fraîcheur , mais aussi de suspense ; de fragilité et de bonheur, une astuce aussi   ; géniale ! 
Comment rencontrer du monde quand on a  87 ans et que l'on vit seule depuis des années !!!!
Et voila  Marguerite qui met en vente son appartement pour avoir des visites ! croiser du monde , faire connaissance de personnes sensibles ou non ,c'est ainsi   que Camille entre dans sa vie ...
Camille     avocate   ?   qui n'est pas avocate     ! mais fleuriste !!!
Bref une intrigue bien ficelée ,attrayante jusqu'à la dernière page ; n'est ce pas ce que l'on demande à un roman ??
Dès que la bibliothèque sortira de son re confinement je , vais essayer de me procurer son premier livre Le pacte d'avril.

Claude

 

jeudi 5 novembre 2020

Vivre vraiment Maud Fontenoy

Vivre, vraiment par Fontenoy


On connaît Maud Fontenoy pour ses exploits en tant que navigatrice (elle a notamment traversé l'océan atlantique à la rame en solitaire) et pour son engagement pour la sauvegarde des océans, avec sa fondation. 

On connaît moins sa vie privée et les épreuves qu'elle a traversées.

"Vivre vraiment" est un livre solaire où elle se confie sur sa force de caractère, ses ambitions, ses échecs, ses angoisses aussi. 

Ses exploits n'ont pas eu lieu qu'en mer, elle a affronté sur terre l'épreuve de la maladie, pour elle et les siens, et on se demande où elle va puiser autant d'énergie, de motivation, de courage et de sérénité face à l'adversité. Car c'est une personne positive qui, quoiqu'il arrive, ne baisse pas les bras et sait voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide.

"Vivre vraiment" est le récit optimiste d'une personne hors du commun dont la volonté force l'admiration, avec une multitude d'astuces bien-être qu'elle a testées et nous livre. 


Ce livre fait beaucoup de bien car la personnalité de Maud Fontenoy est lumineuse et éclairante sur notre propre vie. Nous pouvons tous choisir nos exploits personnels , si petits soient-ils,  sans être forcément exceptionnels,et nous donner les moyens de les réaliser.


Il faut oser entreprendre,oser s'affirmer,pour devenir pleinement nous-même, vivre vraiment et revenir à l'essentiel. 

 

Marie Christine

 

Présentation par l'auteur :

 

https://www.dailymotion.com/video/x6gedaw

mercredi 4 novembre 2020

Le petit fils Nickolas Butler

 Le Petit-Fils par Butler

 

J'ai lu un livre très émouvant.....coeur sensible s'abstenir....."le petit fils " de Nicolas  Butler"...... difficile à résumer sans en dévoiler la réelle intrigue...... lisez le...c'est très beau...

Monique

 

Résumé de Babelio où l'ouvrage obtient une très bonne note :

Après trente ans à travailler dans un petit commerce, Lyle vit désormais au rythme des saisons avec sa femme Peg, dans leur ferme du Wisconsin. Il passe ses journées au verger où il savoure la beauté de la nature environnante. Leur fille adoptive, Shiloh, et leur petit-fils bien aimé, Isaac, se sont récemment installés chez eux, pour leur plus grande joie.

Une seule ombre au tableau : depuis qu’elle a rejoint les rangs des fidèles de Coulee Lands, Shiloh fait preuve d’une ferveur religieuse inquiétante. Cette église, qui s’apparente à une secte, exige la foi de la maison entière et Lyle, en proie au scepticisme, se refuse à embrasser cette religion. Lorsque le prédicateur de Coulee Lands déclare qu’Isaac a le pouvoir de guérison, menaçant par là-même la vie de l’enfant, Lyle se trouve confronté à un choix qui risque de déchirer sa famille.

Interrogeant les liens filiaux, la foi et la responsabilité, Le Petit-fils dépeint avec justesse, tendresse et amour le combat d’un couple de grands-parents prêts à tout pour leur petit-fils. 

 Présentation par l'auteur, anglais sous titré :

https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=pfT7Bc5hf3M 

 

dimanche 1 novembre 2020

A la recherche d'Alice Love

 À la recherche d'Alice Love par Moriarty

 

 A LA RECHERCHE D’ALICE LOVE – roman – Liane Moriarty

écrit en 2009 et traduit en 2019

Alice perd la mémoire à la suite d’une chute dans la salle de sports. Elle pense être en
1998, enceinte du « Haricot » et très amoureuse de Nick, son mari, qu’elle imagine en train de peindre la chambre du futur bébé. Sauf qu’on est en 2008 ....... et elle découvre qu’elle est en conflit avec le père de ses trois enfants, pour leur garde  alternée !!!!
Elle ne se reconnaît pas dans cette vie...... comment en suis-je arrivée là ??? 

Des changements sont intervenus dans la vie de son entourage : sa mère, sa sœur, ses amis..... elle a oublié !!! c’est compliqué et drôle à la fois.....


Enfin des héroïnes auxquelles on peut s’identifier.
Cette amnésie : malédiction ou bénédiction ??? Alice va devoir reconstituer le puzzle de  ces dix dernières années...
J’ai trouvé certains chapitres un peu longs, surtout ceux évoquant l’infécondité
d’Elisabeth sa sœur.
Mais j’ai bien ri avec le blog de l’arrière grand-mère (une voisine qui a « adopté »
Élisabeth et Alice au décès précoce de leur père) célibataire « je l’ai battu à la PlayStation ... et il a effectivement essayé de m’embrasser »...

Marie Odile

 Vidéos de présentation :

https://www.youtube.com/watch?v=oiluUBD5QUE 

https://www.youtube.com/watch?v=sQPD4JUC9Cw 

https://www.youtube.com/watch?v=Dsi8F0wG3x8 

La Correspondante - Virginia Evans

    "La Correspondante" de Virginia Evans se trouve être dans la liste des livres à lire avant la réunion de septembre des "...