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dimanche 28 janvier 2024

Anatomie d'une trahison; la gauche contre le progrès - Renaud Dely


Anatomie d'une trahison : La gauche contre le progrès par Dély


Au lendemain de l'élection présidentielle le journaliste Renaud Dély analyse les manières dont la gauche a trahi les travailleurs de ce pays.

Il dissèque les métamorphoses d'un camp qui se détourne de ses idéaux.

Entre dérives identitaires, repli communautaire, rejet du patriotisme et conversion au catastrophisme cette famille politique tourne le dos au progrès en se refermant sur des certitudes déconnectées du réel.

La gauche  en France n'est plus au rendez- vous de l'avenir?

Jean Claude

 

D'après CAIRN 


Journaliste, essayiste, observateur attentif du monde politique, Renaud Dély propose dans son nouveau livre un inventaire des manières dont la gauche a, selon lui, trahi le projet des Lumières et les idéaux du progrès.

2Les résultats des élections présidentielle et législatives n’invalident en rien le constat établi par Renaud Dély : les fractions de la gauche les plus éloignées de son héritage pluriséculaire ont en effet réussi à prendre le dessus sur les autres sensibilités. Celles qui dominent aujourd’hui s’illustrent en effet par leurs dérives identitaires, l’incitation au repli communautaire, le rejet du patriotisme et la conversion au catastrophisme, parmi les catégories répertoriées par l’auteur.

3La progression électorale confirmée de l’extrême droite interroge une gauche qui a largement renoncé à représenter les classes populaires, cette quinzaine de millions de Français ouvriers et employés dont une part conséquente a rejoint le vote RN (Rassemblement National) : « Cette gauche-là ne se confronte plus à ceux qui sont dans l’erreur. Elle abandonne tout effort de pédagogie pour les reconquérir ». Renaud Dély poursuit l’analyse : « Au-delà de l’insécurité économique et sociale, une nouvelle forme d’insécurité, l’insécurité culturelle, est à l’origine de cette fronde électorale particulièrement inquiétante et du profond divorce entre ces catégories populaires et la gauche ». On se souvient en effet comment, déjà en 2002, Pierre Mauroy avait alerté – en vain – ses camarades à la veille de l’élection présidentielle : « Ouvriers et employés, ce ne sont pas des gros mots. La classe ouvrière existe toujours ». Vingt ans après, Renaud Dély complète : « La gauche française était historiquement une force de transformation sociale, collective et universaliste ; elle est devenue une simple force d’amélioration “sociétale”et morale de la situation de certains individus et de certains groupes sociaux. C’est parce que cette mutation idéologique a été poussée à son comble que la gauche a trahi le peuple et qu’elle semble avoir abandonné l’espoir de reconquérir les classes populaires qui ont basculé dans le vote à l’extrême droite. Ces catégories-là ne sont plus jugées dignes d’intérêt. La gauche a abdiqué », exauçant ainsi le vœu exprimé par le think-tank social-libéral Terra Nova en 2011 dans une note développée sur pas moins de 82 pages, elle-même très inspirée des analyses des New Democrats américains.

4L’imprégnation de la culture américaine dans les positionnements d’une certaine gauche explique aussi la lente mais sûre dérive vers un différentialisme assumé, tournant le dos à un universalisme qui proclame pour sa part l’unité du genre humain : « A vouloir attribuer à l’individu une place prétendument confortable car nichée au sein d’une communauté bien précise, cette gauche identitaire a fini par découper la société en tranches […]. Elle assigne à résidence. L’individu n’est plus considéré, jugé approuvé ou contesté pour ce qu’il fait, pas même pour ce qu’il pense, mais seulement pour ce qu’il est ». La manière dont une certaine gauche a en effet réhabilité depuis quelques années le concept de “race”, pourtant et justement disqualifié au sortir de la Seconde guerre mondiale, ne laisse pas d’inquiéter sur cette propension à incorporer dans la gauche tout entière des catégories conceptuelles jadis l’apanage de la seule extrême droite. Renaud Dély revient aussi sur la manifestation organisée par des mouvements islamistes le 10 novembre 2019, « rassemblement qui a entériné un véritable schisme au sein de la gauche française ». Les courants qui s’y sont fourvoyés ont « tragiquement remplacé la notion de citoyen par celle de croyant, renvoyant du même coup les populations de culture musulmane athées ou non pratiquantes dans les bras des imams ». De ce point de vue, les métamorphoses d’une partie de la gauche sont bien plus récentes que celle qui a entériné l’oubli des ouvriers et des employés. Et l’auteur de relever que « l’évolution de la France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon s’avère la plus spectaculaire et la plus révélatrice de la dérive générale de la gauche », une gauche qui, historiquement, incarnait mieux qu’aucun autre courant le principe de laïcité.

La gauche apocalyptique

5Renaud Dély consacre aussi de stimulants développements sur la façon dont une part significative de la gauche a aussi renoncé au progrès, convoquant Condorcet, Marx, Louis Blanc, Jaurès et Blum, entre autres références. « La gauche cultive l’idée que trois progrès distincts mais siamois avancent de conserve, main dans la main, liés l’un à l’autre, indissociables : le progrès scientifique et technique, le progrès des institutions tendant à aller vers des régimes plus démocratiques, et le progrès de l’espèce humaine ». C’est sur ses bases conceptuelles même que l’édifice a vacillé, complète l’auteur : « Cet optimisme fut le carburant de la gauche française jusqu’à la fin du XXe siècle ». En laissant des courants annonçant l’apocalypse devenir dominants en son sein, lesquels surfent sur les peurs quand ils ne les génèrent pas, la gauche a en effet opéré une révolution copernicienne par rapport à ses fondamentaux, elle qui était fondée sur l’optimisme, sur la foi en l’humanité et sur le primat de la raison : « La gauche apocalyptique ne se nourrit plus que d’indignations et d’angoisses mêlées dans l’attente de la catastrophe inéluctable ». Renaud Dély multiplie les exemples pour étayer sa démonstration et avance : « Dans son histoire, chaque fois que l’espèce humaine s’est retrouvée face à l’inconnu, au pied d’un défi jamais vu qui lui semblait insurmontable, condamnée à affronter une échéance déterminante, une partie de la population s’est réfugiée, par peur autant que par paresse intellectuelle, dans le confort de l’irrationnel ». La crise entrainée par la pandémie Covid 19 l’a illustrée à sa manière et on oublie sans doute trop rapidement que c’est grâce aux succès de la science que la contamination a pu être endiguée. « Gouvernée par un pessimisme absolu, il est tout une gauche apocalyptique, de plus en plus influente, de plus en plus bruyante, qui ne peut se résoudre à l’idée que l’être humain soit capable de résoudre les problèmes les plus complexes et de se sauver. Pour cette sensibilité, le pire est toujours sûr. L’homme a péché, il doit payer. Tel est son verdict », explique Renaud Dély. Maniant les imprécations, les prémonitions et l’annonce de l’imminence de nouvelles malédictions, cette attitude « dessine les contours d’une gauche apeurée, une gauche réactionnaire au sens propre, c’est-à-dire tournée vers un passé mythique. L’avenir est perçu comme incertain et même dangereux. Seul le passé s’avère réconfortant ». Cette fascination pour le passé, refuge imaginaire adossé à un âge d’or n’ayant d’ailleurs jamais existé, entraîne elle-même de larges pans de la société, et la jeunesse en premier lieu, dans un pessimisme structurel qui nourrit une dépression collective dont notre pays multiplie les symptômes. Pas si surprenant dès lors que ceux qui vendent la peur pour alimenter leur commerce électoral en tirent profit : entre ceux qui nous annoncent que nous serons submergés par les migrants et ceux qui prévoient notre submersion par les océans, il y a finalement une même vision du monde, caractérisée par la crainte de l’avenir, par un pessimisme foncier quant à la nature humaine et par l’appel au repli, qu’il soit géographique ou ethnique.

6Pour conjurer ce que Renaud Dély qualifie de « trahisons » de la part de la gauche, rien de mieux que de ne pas sombrer également dans le pessimisme et d’imaginer que ceux qui refusent la fuite en avant identitaire, l’abandon du peuple et le catastrophisme comme programme finiront par reprendre le dessus afin que la gauche opère, selon son expression, son « indispensable résurrection ».

Ne me remerciez pas - Martial Caroff

 

 Ne me remerciez pas ! par Caroff

...." Ne me remerciez pas " de Martial Caroff..... empoisonnement.....poignard...

..faux suicide.....trop de personnages....et une intrigue,sans intérêt.... c'est bien écrit certes....mais ,je n'ai pas aimé.........chacun ses goûts,et ce ne sont les livres qui manquent......restez au chaud,et, lisez bien.... 
 
Monique 
 
Résumé de Babelio :
 
Alors qu’il donne un cours, Jacques Gaubert s’effondre et décède. Empoisonnement aux diatomées, décrète le médecin légiste.
Ironie du sort, c’est précisément l’objet des recherches de cet expert en géologie. Collègues, étudiants, concurrents, tous les chercheurs du labo sont suspects.
Mais les victimes s’enchaînent et le meurtrier semble toujours avoir deux coups d’avance sur la brigade criminelle du 36.

 https://video-streaming.orange.fr/actu-politique/livres-ne-me-remerciez-pas-le-polar-qui-a-recu-le-prix-quai-des-orfevres-est-breton-CNT0000029sCcM.html

 

 

lundi 22 janvier 2024

L'aigle et le dragon - Serge Gruzinski

 

 L'aigle et le dragon par Gruzinski


Depuis le XVI siècle, le destin des hommes se déploie sur une scène planétaire.

Au début des années 1520, alors que Magellan faisait voile vers l'Asie par la route de l'Ouest, Cortés s'emparait de Mexico. L'Aigle aztèque se laissa anéantir, mais le Dragon chinois élimina les intrus, non sans avoir récupéré leurs canons.

Ces deux épisodes marquent une étape déterminante dans notre histoire.

Le Nouveau Monde devient inséparable des Européens et l'Empire céleste s'impose pour longtemps, comme une proie inaccessible.

Ce livre raconte le face à face entre civilisations que tout séparait mais qui fascine toujours.

C'est une belle démonstration des rouages de la mondialisation, à l'époque ibérique, qui peut interpeller les européens de nos jours.

Jean Claude.

 https://www.youtube.com/watch?v=hdVPdMbGBC4

mercredi 10 janvier 2024

Le fils de l'homme - Jean-Baptiste del Amo

 Le fils de l'homme par Del Amo


Le prologue à la Jean Jacques Annaud, à mon avis, est superflu, on se demande ce qu'il fait là. Ensuite, le livre est prenant, on le lâche difficilement.


Un père revient retrouver sa femme et son fils après six ans d'absence. Aucun prénom, juste le Père, la Mère, qui porte un deuxième entant, et le Fils. 

Ils vont pour quelques temps vivre aux Roches, la maison dans la montagne où a grandi le père. Elle est totalement perdue dans la nature, et nécessite beaucoup de travaux de rénovation.


On se demande jusqu'où va aller la folie délirante du père qui devient une sorte de monstre; à trop détester son propre père il en a perdu son humanité. 

Le destin de ces pères semble se perpétuer. L'homme suit celui de son père qui, ivre de chagrin à la mort de sa femme se retire dans la montagne, aux Roches et y devient fou. Au fil du récit se dévoile peu à peu la transmission de la violence patriarcale. le père fera régner son emprise sur la mère et le fils.jusqu’à ce que le fils rompe ce cercle infernal, d’où une fin tragique.


Dans ce huis-clos terrible, la nature tient une place importante particulièrement bien décrite. Les sentiments de chacun sont longuement analysés.

Il y a toutefois beaucoup de longueurs, de descriptions ou explications qui semblent inutiles.

C’est cependant un très bon roman.

 

Marie Christine

 https://www.youtube.com/watch?v=PjpUkq-mL6E

 

https://www.youtube.com/watch?v=agFKC6e4SMk 

Sois beau et tais-toi - Masood Syed

 

 Sois-beau et tais-toi ! par Masood


 

Danyal est si  beau, que personne n’écoute, jamais, ce qu’il a à dire !

Danyal, 19 ans, n'est peut-être pas une lumière, mais tout le monde le trouve beau à tomber par terre. Avec son humour, son assurance et ses talents de cuisinier, il a tout pour réussir. Sauf que son père, musulman d'origine pakistanaise et très traditionnel, voit d'un mauvais œil les choix un peu trop occidentaux de son fils. Pire, il commence à lui chercher une femme... C'est dans ce but que ses parents lui présentent Bisma, jeune fille brillante qui, dès leur première rencontre, lui avoue un lourd secret qui fait d'elle tout sauf « un bon parti ». Danyal parviendra-t-il à conjuguer traditions et modernité, pour à la fois trouver le bonheur et satisfaire ses proches ?

 

 

Un livre très instructif sur la culture musulmane, avec se qui se fait ou pas. J’ai bien apprécié ce jeune qui cherche à concilier les convictions des autres s’en renier ses aspirations profondes. A LIRE !

Raymonde

 


 

dimanche 7 janvier 2024

Panorama - Lilia Hassaine

 

 Panorama par Hassaine


Hélène , ex-commissaire de police, reprend du service pour retrouver un couple et leur petit garçon.

Depuis que la France a basculé dans l'ère de la Transparence, les hommes et les femmes vivent dans un monde harmonieux, libéré du mal, où chacun évolue sous le regard protecteur de ses voisins.

Mais au cours de son enquête, Hélène va dévoiler une vérité aussi surprenante que terrifiante;

A travers une contre-utopie, c'est le monde d'aujourd'hui que l'auteur interroge.

Ce roman est haletant..

jean Claude.

 https://www.youtube.com/watch?v=dRT13wflB4A

https://www.youtube.com/watch?v=vGq_3mqxFZU 

 

samedi 6 janvier 2024

Prends soin de Maman - Kyung Sook Shin

 

Prends soin de maman par Shin


- Sonyô agée, malade (sans jamais se plaindre !!) se perd dans le métro de Séoul....  son mari, ses enfants, la cherche, en vain.....alors l'équilibre familial se brise, les rancoeurs remontent à la surface, chacun se renvoyant la responsabilité de sa disparition....
Mais au fond, qui était Sonyo leur mère ????  l'auteur va nous décrire une femme dévouée pour sa famille, profonde, très discrète et touchante....

"faut-il qu'une mère s'égare pour que les siens la découvrent enfin ??? "
j'ai beaucoup aimé lire ce livre......  délicatesse, fragilité, intimiste.....;  émouvant....

Marie Odile

 

Les naufragés du Wager - David Grann

 

 Les Naufragés du Wager par Grann


Reconstitution captivante d'un naufrage et d'une mutinerie en 1741 d'un navire britannique .
Roman ; récit d'aventures maritimes ...
Quelques illustrations d'époque agrémente ce récit âpre et dur  parfois 
Certaines scènes  décrites  sont difficiles à supporter 
mais au fil des pages  on s'attache aux quelques survivants Davis Cheap ; Byron 16 ans 
Bulkeley  ; les mousses ...
Les dernières pages donnent toutes les informations sur les véritables faits authentiques de ce beau livre 
Bonne  et longue lecture ...
   CLAUDE

 https://www.youtube.com/watch?v=iuE8inny9gY

 

La foudre - Pierrick Bailly

 

 La Foudre par Bailly

J'ai terminé l'année 2023 avec Pierrick Bailly,et son, dernier livre paru " la foudre,".  L'histoire d'un amour destructeur et impossible entre un berger du Jura...et un femme dont le mari est en prison....
 
Monique 
 
Résumé Babelio :
 
Berger dans le Haut-Jura, John, trentenaire et en couple avec Héloïse, passe cinq mois par an dans les alpages. Lorsqu'il apprend qu'Alexandre Perrin, un ami de lycée, vétérinaire et militant écologiste, a tué son voisin, un chasseur de 20 ans, il quitte son refuge et reprend contact avec Nadia, l'épouse d'Alexandre et ancienne camarade. Une complicité amoureuse s'installe entre John et Nadia.
 





 

samedi 30 décembre 2023

Enfin libre - Léa Ypi

 

 Enfin libre : Grandir quand tout s'écroule par Ypi


Léa YPI est née en Albanie  , le plus fermé et le plus stalinien des Etats satellites de l'URSS.

Ses parents assoiffés de liberté ont épousé la cause de la démocratisation dès la chute du régime hyper communiste de Enver Hoxsa

De nos jours Léa YPI enseigne le marxisme dans une prestigieuse école de Londres.

Tout y passe, son enfance écrite à hauteur d'une enfant, les premières canettes de coca et la relation très intime avec sa grand mère, fille du pacha de Thessalonique

En 1990 tout bascule et c''est vite le branlement de tout un pays sous le choc néo-libéral.

Les usines ferment , tous cherchent à rejoindre l'Italie et les fusils font la loi.

La jeune fille est prise dans un tourbillon politique ; qu'est ce qu'être libre ?

Un livre magnifique  .

Jean Claude

 https://www.youtube.com/watch?v=G6kTQQHsWog

mardi 26 décembre 2023

Dans les geôles de Pourtine - Alyosha Deminn

 Dans les geôles de Poutine par Deminn

 

Alyosha Deminn est née à Vorenj à quelques centaines de kilomètres de Moscou.

Les dérives de plus en plus autoritaires de Poutine lui ont fait conscience de la nécessité de lutter.

Arrêtée à plusieurs reprises, condamnée à 2 reprises  et subissant les sévices et humiliations dignes du système soviétique , en fait rien n'a changé sur le fond concernant l'atteinte aux libertés les plus élémentaires ( ah ce cher régime totalitaire !).

En racontant sans rien omettre ses 120 journées en enfer, Alyosha nous raconte  " les geôles de Poutine" où on séquestre, opprime et torture ( par exemple en serrant du fil de barbelé autour des mains et bras...)

Ce récit est un appel pour la liberté humaine.

A lire par tous les amoureux ( ses) du communisme ?

Jean Claude.

 

lundi 18 décembre 2023

Les chagrins ont la vie dure - Catherine Laborde

 Les chagrins ont la vie dure par Laborde

 

Je ne savais pas que Catherine Laborde....écrivait des romans..... présentatrice météo....il y déjà quelques années.journaliste.....mais écrivaine....non !! Une amie m'a donné " les chagrins ont la vie dure"...c 'est sympa...facile....pas plus bête que certaines autrices dans le vent actuellement...bref,un agréable moment de passé...n'est ce pas l'essentiel !! 

Monique

 https://www.youtube.com/watch?v=UPy5RfsxcXk

https://www.dailymotion.com/video/x3tkoeu 

Le goûter du lion - Ito Ogawa

Le Goûter du lion par Ogawa



La narratrice, Shizuku 33 ans, est en fin de vie. Elle a décidé de passer les jours qui lui restent sur l'île aux citrons, dans un centre de soins palliatifs " La maison du lion " un lieu de paix entre ciel et
mer, baigné de lumière.

C'est rare d'aborder la mort aussi directement, de la frôler de si près dans une lecture. Ce n'est pas très triste ni effrayant, il y a beaucoup de finesse et de poésie dans ce livre. J'ai pourtant failli le poser pour de bon avant la fin car il n'est pas tout simple, vous vous en doutez. Mais je l'ai repris et terminé et je ne le regrette pas.

D'ailleurs, là aussi il y a un chien qui tient une place importante.

Sylviane

 

 

dimanche 17 décembre 2023

Une journée de chien - Sander Kollaard

 

  Une journée de chien par Kollaard


Le roman se déroule donc sur une journée qui commence pour Henk par la promenade de son chien Canaille. Or, Canaille montre des signes de fatigue. S'ensuit une visite chez le vétérinaire qui diagnostique une insuffisance cardiaque.

 Ce sera une journée bien pleine pour Henk : il est invité à la soirée d'anniversaire de sa nièce (il doit chercher un cadeau), il fait la rencontre d'une femme (qui donne à boire à Canaille), il revisite son passé (mort de son frère aîné) et cherche à se rapprocher du frère qui lui reste... Avec, en toile de fond de tout cela, la tristesse et le souci de sentir son chien très malade.

C'est un livre assez étrange, original, je l'ai bien aimé malgré tout.

Sylviane

Chroniques de l'ancien régime - Simone Bertière

 Chroniques de l%7Ancien Régime

 

Simone Bertière excelle dans ses connaissances sur l'histoire des femmes et de l'Ancien Régime .

Dans ce livre elle nous raconte avec une verve ' relevée' les reines de Catherine de Médicis à Marie Antoinette, mais aussi les rois Henri IV, Louis XIV et Louis XVI et les Grands , Retz, Mazarin et Condé.

Les crises, les intrigues de la Cour enfin l'ascension et le déclin du pouvoir royal ,tout y passe avec une facilité de rédaction.

Lecture très agréable .

jean Claude.

 

Site Lisez : 

Si on ne présente plus Simone Bertière, on est loin de connaître l’intégralité de son œuvre. À preuve, ce recueil d’essais, articles et conférences presque tous inédits, qui portent sur les passions de sa vie d’historienne : les figures de proue (les reines naturellement, mais aussi Retz, Condé, Mazarin, Louis XIV et Louis XVI), les crises (en particulier la Fronde), la Cour et le pouvoir royal. Tous ont été revus et corrigés pour cette édition et sont précédés d’un essai stimulant sur l’absolutisme dont l’éminente auteure conclut qu’il n’existe pas.
En voici le sommaire :
1/ 24 heures de la vie d’une reine
2/ Quelques remarques sur le genre biographique
3/ Quatre femmes pour un trône : le remariage de Henri IV
4/ La légende noire de Catherine de Médicis
5/ Régence et pouvoir féminin
6/ Marie de Médicis contre Richelieu, la journée des Dupes
7/ La découverte de la politique par Anne d’Autriche
8/ Retz, un cardinal de cape et d’épée
9/ Tivelin sur le trône. L’image de Mazarin dans les Mémoires de Retz
10/ Retz fut-il un disciple de Machiavel ?
11/ Le prince de Condé, grandeur et faiblesse d’un héros
12/ Mazarin, éducateur de Louis XIV
13/ La prise de pouvoir de Louis XIV
14/ Mazarin et les Français, histoire d’un malentendu
15/ Louis XIV et Mme de Maintenon, la transparente énigme
16/ Marie-Antoinette et Louis XVI. Un couple disjoint
17/ Marie-Antoinette, une femme d’aujourd’hui ?

samedi 16 décembre 2023

La faiseuse d'étoile - Mélissa Da Costa

 La Faiseuse d'étoiles par Da Costa

 

J'avais lu " tout le bleu du ciel " de Mélissa Da Costa....que j'avais aimé....mais pas ses autres livres ,un peu nunuche à mon goût..... l' UNICEF....proposait ,pour soutenir l'association...." La faiseuse d'étoiles" de cette écrivaine......et, c'était très joli ,plein de poésie  , que d'imagination,et de tendresse.....qui me réconcilie avec cette écrivaine.....encore que !!!... 

Monique

 

https://www.youtube.com/watch?v=Quz4Gz4OD3o 

A Dieu vat - Jean Michel Guenassia.

 

 

A Dieu vat par Guenassia

Un chassée croisé d'amours éperdues et de destinées funestes sur fond de bouleversements sociaux et politiques . A Dieu vat est l'épopée d'un siècle , celui d'une jeunesse  fracassées par 3 guerres successives , des filles qui ont voulu échapper à leur condition mais aussi de gens modestes qui eurent de l'ambition.

L'Algérie , Gadarache, la bombe atomique, les services secrets....

Bref un long roman.

Jean Claude

***********

Article de La Croix :
 

Raconter le siècle à travers les itinéraires romanesques. Depuis Le Club des incorrigibles optimistes (Albin Michel, 2009), Jean-Michel Guenassia ne cesse d’explorer le XXe siècle. Ses personnages sont à la fois emblématiques et originaux, parfois en avance sur leur temps, à moins qu’ils ne soient engoncés dans le passé. « On ne choisit rien, on ne fait que mettre ses pas dans le chemin tracé, on accomplit toujours ce que l’on est », affirme l’un d’entre eux.

Tout débute entre Paris, Saint-Maur et Dinard, avec quatre personnages clés. Une génération née de la Première Guerre mondiale, rattrapée par la Seconde et plombée par la guerre d’Algérie. Des destins croisés, entremêlés, faits de complicité et d’incompréhensions, de rendez-vous ratés, d’une fidélité éprouvée… Des personnages inséparables et pourtant si dissemblables, alors même qu’« il ne faut pas cataloguer les gens d’après leur milieu mais d’après leurs actions ». Du quatuor émerge justement Arlène, bûcheuse, bientôt diplômée, ingénieure à une époque où l’on n’ajoute pas le « e » final.

Ils découvrent la fête d’après-guerre, ce qu’on nomme le progrès, les Trente Glorieuses, mais aussi les grèves, les appelés en Algérie, la menace atomique, à laquelle travaille Arlène. Un monde qui va trop vite pour certains, qui ne visent que la réussite ou refusent la guerre. « L’armée, ce n’est pas du cinéma, c’est du sang, c’est la mort, la misère. »

Quel chemin dans un monde déboussolé ?

Ils se croient maîtres de leur destin, mais le XXe siècle n’est fait que de chausse-trappes : « C’est dans ce cimetière fleuri, par une magnifique journée de juin, que se termine l’histoire du quatuor de Saint-Maur. » L’un des héros est emporté. Les autres poursuivent, orphelins du camarade disparu, cherchant au cœur des transformations sociales quel est le chemin d’un monde déboussolé : « Je vais te dire une vérité : si ce monde est pourri, c’est parce qu’on n’arrête pas de se renier et de se mentir à soi-même. »

La politique, la recherche nucléaire, l’Algérie française, l’émancipation des femmes sont autant de thèmes documentés qu’aborde Jean-Michel Guenassia, entraînant ses personnages aux carrefours de l’histoire. L’examen de conscience est douloureux : « Daniel marche le long du boulevard du bord de mer (…). Il s’est trompé, a fait les mauvais choix, a commis l’erreur de ne pas suivre son instinct, de vouloir plier sa vie non pas à ce qu’il ressentait et espérait mais à une image d’homme parfait. » Ainsi s’écrit l’histoire.



 https://www.youtube.com/watch?v=4-Qo0xfUwQg

https://www.youtube.com/watch?v=Hg-HvP5yZgk 

https://www.youtube.com/watch?v=XBrbiJpKPUM 

mercredi 13 décembre 2023

Les jours, les mois, les années - Yan Lianke

Les jours, les mois, les années par Yan



Une période intense de sécheresse qui n'en finit pas amène tous les habitants d'un village à le déserter. Tous sauf un : un vieil homme (l’aïeul) décide de rester pour prendre soin du seul pied de maïs qui a résisté. Cet homme a pour unique compagnon un chien aveugle (ses yeux
ont été brûlé par le soleil). 

Le récit est consacré au combat de l'aïeul contre la sécheresse et la chaleur infernales, à sa recherche d'un peu d'eau (il faut boire et surtout arroser le pied de maïs) et d'une
hypothétique nourriture. Homme et chien doivent lutter non seulement contre le climat mais aussi contre les rats puis les loups affamés.

J'ai refermé le livre en me demandant ce qui peut bien pousser quelqu'un à écrire une telle histoire. Comment et pourquoi utiliser son imagination pour inventer quelque chose de si lugubre...


Sylviane

La vie ne se danse jamais seul - Marie Joudinaud



La vie ne se danse jamais seul par Joudinaud


La vie se danse avec les autres, ceux qui nous tendent la main, ceux qui nous tournent le dos, ceux qui sont disparus trop tôt et sont partis tout là-haut, dans les étoiles.

Tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, comptent ou ont compté dans notre vie.

C'est ce message bourré d'émotion, d'humanité, d'espoir, que nous délivre Marie Joudinaud.


Ce livre nous conte l'histoire de deux sœurs, Thaïs et Suzanne.


La première, Thaïs, est une étoile reconnue et réputée au sein de la compagnie de l'opéra Garnier à Paris. Elle a tout sacrifié pour sa passion. Elle vit "danse", respire "danse" et met toute son âme dans son art. La seconde, Suzanne est professeur de français, maman d'une adolescente, Clara, qui vit sur son île natale de Saint Guirec. Son amour des lettres lui fait animer un atelier de théâtre où ses élèves peuvent s'y épanouir.

Le retour de Thaïs sur son île natale, après s'être vue obligée de prendre un congé suite à une déconvenue professionnelle, est ressenti par Suzanne presque comme une intrusion. Car si les deux sœurs étaient inséparables pendant leur jeunesse, leur vie d'adolescentes et d'adultes les a totalement séparées.

Les débuts entre elles seront difficiles, le dialogue ayant beaucoup de mal à s'établir, à cause de beaucoup de non dits. Heureusement que Clara est là et va faire le lien entre les deux femmes.

C'est avec délicatesse et douceur que la plume de Marie Joudinaud nous entraine dans cette histoire de famille, de sœurs. C'est beau, émouvant, triste mais aussi lumineux, beau et plein d'espoir. Un peu comme le temps qu'on rencontre au bord de mer, où s'alternent pluie, vent et soleil radieux.

Et puis dans ce livre, il y a un autre personnage, toujours présent, qui parle peu. Mais ses interventions amènent un petit plus, rempli de de poésie. Car la maison, « La Kea » a toute sa place dans ce roman, elle aussi conte la vie qui habite ses murs.

Marie Christine

 

mardi 12 décembre 2023

Les sources - Marie Hélène Lafon

 

                                                     Les Sources par Lafon

Marie Hélène Lafon a deux particularités : ses romans se situent sur sa terre natale, le Cantal, à laquelle elle est particulièrement attachée et ils ne comportent aucun dialogue.
On pourrait penser que sans dialogues, les textes sont peu vivants; il n'en est rien.
Son talent lui permet de construire un roman vivant sans le moindre dialogue.
J'ai lu plusieurs livres d'elle :
L'annonce (dont a été tiré un téléfilm qui a eu pas mal de succès)
Joseph
Histoire du fils


Et tous m'ont plu.


L'histoire se situe dans une ferme du Cantal dans les années 60 pour la première partie. Y vivent Isabelle, Claire et Gilles, les enfants et les parents désignés par Le père et La mère.
C'est la mère qui s'exprime dans la première partie du roman : elle évoque son mariage et sa désillusion, le mari violent qui l'humilie en permanence et la frappe, sa honte aussi qui fait qu'elle le cache à ses parents.
Puis, un dimanche, elle craque et sa mère la recueille dans sa propre ferme avec les trois enfants.
UN divorce dans la campagne à cette époque n'était pas une décision évidente ...

La deuxième partie donne la parole au père qui raconte sa version et les années post-divorce.

Le roman se termine quand Claire, une des filles, monte pour la dernière fois à la ferme avant d'aller signer son acte de vente.

Présenté ainsi, on n'y voit pas une histoire passionnante et pourtant, une fois commencé, j'ai eu du mal à lâcher le livre (comme d'ailleurs les autres romans de MH Lafon)
Pour moi, c'est là son vrai talent : arriver à rendre passionnante cette vie de campagne où il ne se passe pas grand chose ...
 
Bénédicte
 
 
 

Brèves de solitude - Sylvie Germain

 Brèves de solitude par Germain


Sylvie Germain a été longtemps un de mes écrivains préférés (surtout avec Le vent reprend ses tours) mais cela fait deux romans d'elle qui me déçoivent (l'autre est La puissance des ombres).
Non pas qu'elle ait perdu son style original, poétique et onirique, mais ces deux livres sont tellement noirs qu'ils démoraliseraient n'importe qui !
Brèves de solitude commence dans un square où l'auteur nous décrit quelques personnages, juste avant le premier confinement.
La suite du roman nous décrit ces mêmes personnages pendant ce confinement.
Les avis sur Babelio sont très partagés; certains y voient une belle observation des solitudes modernes, d'autres, comme moi, avouent leur déception.
 
Bénédicte 
 
 

lundi 11 décembre 2023

Il nous restera ça - Virginie Grimaldi

 

 Il nous restera ça par Grimaldi


Cette auteure à fort tirage aborde un thème proche de celui du roman d'A Ledig; Jeanne se retrouve veuve à 74 ans, perdue sans son époux et en proie à des soucis financiers qui lui font louer deux de ses chambres; arrivent ainsi dans sa vie Théo et Iris, tous les deux cabossés par la vie. Ensemble ils vont se reconstruire et ramener Jeanne à la vie.
De l'humour et beaucoup d'émotion dans ce roman qui se lit vite et est distrayant.
 
Bénédicte  

 

 

Un abri de fortune - Agnès Ledig

 

 Un abri de fortune par Ledig


On y retrouve les thèmes chers à l'auteur : la résilience, la préservation de la nature.
Adrien et Capucine, personnages principaux d'un précédent roman (La toute petite reine)  ont réalisé leur rêve : réhabiliter une ancienne ferme dans les Vosges et y vivre près de la nature. Ils ont aussi conçu un gîte pour accueillir des personnes qui ont besoin de se reconstruire. C'est ainsi qu'arrivent chez eux Rémi, en liberté provisoire, Karine et Capucine, envoyés par leur psychiatre suite à un traumatisme.
D'autres personnages comme Jean viendront se greffer sur cette histoire qui, même si elle contient quelques passages noirs, se termine bien.
 
Bénédicte 

 

La Correspondante - Virginia Evans

    "La Correspondante" de Virginia Evans se trouve être dans la liste des livres à lire avant la réunion de septembre des "...