
Après avoir lu la sage femme d'Auschwitz, et la sage femme de Berlin, ce roman est dans la même lignée : magnifique d'espoir et d'optimisme malgré les drames et atrocités vécus par les personnages.
Cette fois-ci, nous ne sommes plus vraiment au camp d'Auschwitz car notre héroïne va nous conduire à l'après- guerre, à la recherche de sa mère qu'elle a perdu peu de temps avant la libération des camps. Une fois de plus l'auteur se base sur des faits réels, ce qui rend d'autant plus émouvante cette lecture.
Alors qu'Auschwitz est sur le point d'être libéré, Tasha et sa mère Lydia vont être séparées... Lydia va être envoyée par les nazis vers la marche de la mort tandis que Tasha alors âgée de 16 ans, y réchappe car ils ne veulent pas d'enfants. Avec Georg, rencontré à Auschwitz, Tasha fait partie des orphelins accueillis en Angleterre, dans un havre de paix dirigé par Alice. Cette dernière ne souhaite qu’une chose : donner à ces enfants un avenir, leur permettre de se reconstruire. Mais comment le faire quand une colère sourde coule dans vos veines et que vous avez vécu les pires horreurs .
Alice Goldberger est une femme qui a réellement existé. Cette juive va accueillir en Angleterre tous ces orphelins des camps. Elle est d'une bonté incroyable, d'une humanité folle. Grâce à sa compassion et son dévouement, elle a tenté de donner un côté familial, rassurant ,à ceux qui avaient tout perdu.
Tasha et Lydia vont- elles réussir à se retrouver ?
Tasha va- t-elle réussir à croire en l'avenir et s'autoriser au bonheur ?
Un roman très émouvant, bouleversant, intense et dramatique sur l'après- guerre, inspiré d'une histoire vraie.
Anna Stuart sait à la fois capturer des histoires pleines d’émotions mais aussi entretenir le devoir de mémoire. Cette période est d'autant plus d'actualités vu les atrocités dans notre monde moderne... à croire que nous n'avons pas su tirer les leçons du passé,
Marie Christine