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dimanche 24 janvier 2021

La librairie de la Place aux Herbes Eric de Kermel


 

La libraire de la place aux herbes par Kermel


Ce livre est un vrai coup de coeur.

 Nathalie, professeur de français, décide de changer de vie en achetant la librairie de la Place aux Herbes d'Uzès et elle va devenir en quelque sorte passeuse de livres. Chacun des chapitres est consacré à l'un de ses clients-lecteurs qu'elle guide dans ses lectures, qu'il s'agisse de la jeune Cloé, qui arrive à s'affranchir de sa mère,  de Tarik,  soldat revenu infirme d'Afghanistan, de Leïla qui rêve d'apprendre à lire, de Bastien qui recherche son père .....; elle apporte des réponses aux problèmes confiés, et tout cela grâce aux livres de sa librairie.


Ce livre, original et très agréable à lire, est à recommander pour tous les conseils de lecture qu'il contient. Il est bourré de références littéraires et donne envie de découvrir d'autres titres.


Nathalie est quelqu'un de très positif et son récit renforce la passion des romans.On est triste de devoir la quitter, on aurait bien aimé que cela continue un peu ...


Je ne connaissais pas du tout Eric de Kermel, il sait à merveille se mettre à la place de sa narratrice,  son écriture est ciselée, magnifique, elle exprime avec des mots simples ce qu'on peut ressentir, aimer, rêver.

 

Marie Christine 

 

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Je viens de lire avec le plus grand plaisir ce livre qui pourrait être à lui seul un manuel de vie .

Plein de douceur mais aussi de complexité des sentiments humains ...
C'est l'histoire d'une libraire au grand cœur , qui non seulement sait vendre ses livres , mais aussi parfois les donne 
suivant la personnalité de son , ses clients qui deviendront parfois ses amis (ies).
le tout dans le cadre enchanteur de la petite ville d'Uzès .....
Le parrainage d'Erik Orsenna en dit long sur la valeur de ce livre 
C'est avec grand bonheur que vous ferez connaissance de  Nathalie ,Tarik , Solange , Chloé , Philippe  et ...d'autres 
Une autre qualité de ce livre , il peut nous aider à choisir un livre en bibliothèque ,suivant notre humeur et état d'esprit du moment 
Bonne  lecture    CLAUDE  59
 
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De ce roman déjà commenté, j'ai envie de citer quelques phrases :
- il ne dépend que de toi de regarder l'oiseau qui s'envole, ou la cage vide" (conversation entre Nathalie la libraire et Nathan son mari au sujet de leur fille Elise qui a quitté la maison familiale...)
- les livres sont comme des épices, ils relèvent nos jours, non pas en nous renvoyant à notre condition ordinaire, mais en nous permettant de souligner combien chacun peut trouver dans sa vie un espace où développer son désir de joie, d'amour, de paix, d'aventure.....
.......un livre que je vais garder près de moi un certain temps......
 
Marie Odile
 

 

https://www.youtube.com/watch?v=otjM3EwOyrg 

 

vendredi 22 janvier 2021

L'état entrepreneur Mariana Mazzucato

 

 

L'État entrepreneur


Ce livre nous appelle à modifier notre façon de parler de l'Etat de son rôle dans le secteur économique.
Face à un certain dénigrement de l'action de l'Etat et des politiques d'austérité budgétaire surtout depuis 2008 l'auteure montre que , de l'IPhone à l'industrie pharmaceutique ce sont souvent les fonds publics qui permettent l'éclosion d'une avancée technologique.
On peut y lire que le succès d'APPLE est uniquement dû aux investissements publics ayant permis l'élaboration de l'algorithme 
commercialisé par APPLE .
En effet " les innovateurs de génie " ( selon une formule très répandue) sont d'abord des bénéficiaires privilégiés des investissements publics dans la recherche ( dans le cas largement présenté, par l'armée américaine)

L'auteure nous explique que pour que l'innovation ne soit pas laissée aux seuls acteurs du secteur privé ( qui en privatisent les bénéfices),   (comme c'est bizarre   dirait Louis Jouvet ....) nous avons besoin de mieux comprendre comment transformer l'Etat en moteur principal pour l'investissement capable de s'attaquer aux grands défis de notre époque. 

Bien entendu on pense aux évolutions climatiques et à la santé (  c'est d'actualité ....?).

A lire avec un bon café.....
Jean Claude


 

Nature humaine Serge Joncourt

 

 Nature Humaine (Littérature française)

 

Je trouve que nous avons de beaux livres ,.en ce début d'année...... je termine "nature humaine " de  Serge Joncourt.......je copie le résumé........ c'est un GD roman.. l'auteur orchestre 30ans d'histoire nationale ou se répondent jusqu'au vertige...les progrès les luttes la vie politique..les catastrophes successives..qui ont jalonné la fin du XX siècle.. percutant de plein fouet une famille française......et je rajoute qu'une belle histoire d'amour allège ce beau roman......!!

Monique

 

Résumé Babelio :

La France est noyée sous une tempête diluvienne qui lui donne des airs, en ce dernier jour de 1999, de fin du monde. Alexandre, reclus dans sa ferme du Lot où il a grandi avec ses trois sœurs, semble redouter davantage l’arrivée des gendarmes. Seul dans la nuit noire, il va revivre la fin d’un autre monde, les derniers jours de cette vie paysanne et en retrait qui lui paraissait immuable enfant. Entre l’homme et la nature, la relation n’a cessé de se tendre. À qui la faute ?

 

https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=kxUaW83uZco 

https://www.youtube.com/watch?v=dvr4s6-b9ew 

https://www.youtube.com/watch?v=ovp5OXTumeE 

https://www.youtube.com/watch?v=OUKxPsL-kro 
 

jeudi 21 janvier 2021

Prendre un enfant par la main François-Xavier Dillard

 

 Prendre un enfant par la main par Dillard

 


Premier livre de cet auteur que je lis.  J'en lirai certainement d'autres.
Sarah et Marc, ses parents, ainsi que  Gaspard, son frère, doivent surmonter le décès de Clémentine.  Une  voisine, Marie, essaie de les aider puis un couple s'installe dans leur immeuble avec  leur fille, Gabrielle, qui a le même âge qu'aurait Clémentine.

Je ne veux pas en dévoiler plus car il  y a des rebondissements qu'il faut découvrir par soi-même pour ne pas gâcher la lecture du livre. C'est à  la  fois un livre psychologique et policier qui nous tient en haleine;

J'ai principalement aimé l'étude des caractères et conséquences psychologiques des drames de la vie, la place des autres enfants mériterait une analyse plus approfondie sur l'attitude des parents.

Le titre du livre nous interroge sur  cette main qui guide l'enfant et l'adolescent. 

Les deux seules citations du livre sont très intéressantes:  

"La folie n'est peut-être qu'un chagrin qui n'évolue pas"

" Les parents d'un enfant mort ne savent pas ce que leur douleur fait à celui qui est vivant"
Nicole



 

lundi 18 janvier 2021

Le vendeur de sang Yu Hua

 

 

 Le vendeur de sang par Hua


Roman chinois. L'histoire se passe fin des années 50 à début des années 60 dans le milieu ouvrier d'une petite ville. Un homme découvre qu'il peut subvenir aux besoins de sa famille en vendant son sang. La vie n'est pas facile, parfois même terriblement dure alors pour sortir des périodes de misère il va vendre son sang. On plonge ainsi dans la vie d'une famille chinoise pauvre en pleine époque Mao.
Dépaysement complet avec cette lecture : autre monde, autre culture, autre époque, autre mœurs, autre mode de vie...
Ça se lit quasiment d'une traite, on ne s'ennuie pas.

Sylviane

dimanche 17 janvier 2021

La valse des arbres et du ciel Jean Michel Guenassia

 

 

 La valse des arbres et du ciel par Guenassia

L'auteur fait parler Marguerite GACHET fille du Docteur Gachet et raconter sa vie familiale, l'époque, et Van Gogh  pour lequel elle s'éprend rapidement; sans doute pour donner un peu d'espoir à sa vie pour laquelle pourtant elle a déjà des projets une fois  qu'elle pourra sortir de son carcan. L'amour semble cependant à sens unique car les projets de Vincent ne sont pas vraiment compatibles avec ceux de Marguerite comme il le lui explique.

Ce récit semble très documenté et offre une autre vision que celle souvent décrite. 
Pour mieux nous faire entrer dans le contexte de l'époque l'auteur ajoute de petits documents qui le révèle et m'ont stupéfié car je ne pensais pas que c'était à ce point là. 
On peut se faire une idée des caractères réels de chacun des personnages  et cela remet en question la version des faits connus.
Les renseignements sur Van Gogh et son œuvre sont très intéressants. 
J'espère vous avoir incité à le lire et je pense que vous serez satisfaits par sa lecture. 
 
Nicole 
 

Le commentaire de Nicole ( janvier 2021), m’a donné envie de lire ce livre.... J’ai
eu beaucoup de plaisir à le lire et l’envie d’en savoir plus sur Vincent Van Gogh..... dont la peinture tourmentée m’attire vraiment......
Page 83 : il peint collé à la toile, sans observer le champ, comme s’il avait tout
mémorise ou qu’il savait déjà ce qu’il a l’intention de peindre. Quand il reprend de
la peinture, il ne jette pas un regard à sa palette, en tout cas il ne bouge pas la tête? Je suis surprise de sa brusquerie. Il ne pose pas la peinture sur la toile avec délicatesse, comme on le fait habituellement, mais avec nervosité, comme s’il avait un fouet au bout de la main et qu’il frappait le revêtement, il semble pressé, ses gestes sont saccadés......puis il se lance à nouveau dans ce corps-à- corps, flagelle la toile de petits coups répétés. Je n’ai jamais vu personne peindre de cette façon. Il vient de relever son chapeau en s’essuyant le front, et de côté, il ne ressemble pas à un artiste mais à un oiseau de proie qui s’occupe de sa victime. 

Marie Odile

Je viens de terminer le livre de Jean  Michel Guenassia intitulé la valse des arbres et du ciel 


Une autre approche de Van Gogh 

Auvers sur Oise  été 1890 Marguerite Gachet sera le dernier amour de Van Gogh 

L auteur se demande si le Dr Gachet  n avait pas été ami fidèle des impressionnistes mais plutôt un opportuniste cupide et vaniteux 

Et si sa fille avait été trop passionné e et trop amoureuse
Et si Van gogh ne s était pas suicidé. 

Et si une partie de ses toiles exposées à Orsay étaient des faux?

L auteur pose des questions troublante s au regard des récentes découvertes sur la vie de l artiste 

J ai trouvé les 300 pages de ce livre très troublants et intéressantes 

A recommander sans modération si l on aime Van gogh 

Marie Claude
 
 

 

samedi 16 janvier 2021

Demain Graham Swift

 

Demain par Swift

 

« Vous dormez, je suppose, mes petits anges. Votre père aussi, à ma grande surprise et à mon grand soulagement (…..)Demain il aura besoin de toute son énergie. Je suis la seule à être éveillée dans cette maison pendant cette nuit qui précède le jour qui va changer nos vies. »

Dans un monologue intérieur, une femme, Paula, remonte les cinquante années qui ont vu naître et grandir le couple qu’elle forme avec Mike. C’est à leurs jumeaux, âgés de 16 ans qu’elle s’ adresse en pensées, au moyen de  ce qui est une fervente évocation des années qui ont précédé leur naissance.

Un certain suspens plane au long de la remémoration minutieuse qui nous montre non seulement l’amour simple et lumineux de Mike et Paula, mais encore l’influence de leurs milieux d’origine respectifs. Que s’apprêtent donc à vivre de décisif, demain,  leurs deux enfants ? La réponse arrive lorsqu’il s’agit pour Paula d’évoquer le choix auquel son couple a été conduit : celui d’une PMA .

Si dès lors le ton de ce récit se fait plus poignant et incisif, il n’en est aussi que plus précis, avec le déroulement de ce qui a découlé du débat des deux parents : leur choix assumé, la mise en œuvre , la FIV, la grossesse, et finalement la grande question de la révélation due aux enfants.

Sous la forme d’une chronique, ce roman se penche avec une grande délicatesse sur le sujet crucial de l’intervention de la biologie dans nos vies humaines.

 

Marie Thérèse

 

Après le monde Antoinette Rychner

 

 Après le monde par Rychner

 


2022 .Après des faillites en cascade, les finances américaines s'écroulent, entraînant le système mondial.
En quelque mois le système tel que nous le connaissons est englouti.

Quelques années plus tard de nouvelles formes de société émergent.
Deux femmes racontent l'épopée de l'humanité avant et après cette catastrophe.

Un roman visionnaire hanté par la peur qui traverse nos sociétés occidentales; celle de l'effondrement.

Un peu brouillon et sans style " académique",   pour les curieux?

Bonne lecture et surtout espérez dans l'autre car tout être humain a une valeur personnelle et aucune personne ne peut se prétendre supérieure. ( Pensez à Anna Arendt sur l'incertitude nos vies).
 
Jean Claude 
 

 

jeudi 14 janvier 2021

La république du bonheur Ogawa Ito

 

 

 La République du bonheur par Ogawa


Je n'ai sans  doute pas su apprécier ce livre. J'avais beaucoup aimé 'Le Restaurant de l'Amour retrouvé' et je m'apprêtais à passer un bon moment avec La République du Bonheur. Je l'ai  trouvé plat, tant du point de vue style qu'histoire. Il y  a cependant quelques bonnes idées, réflexions  mais aussi beaucoup de redites de l'autre livre, des détails sans intérêts, des ingrédients des repas qui sont inconnus qui nous sont donnés sans cesse et cela m'a lassé, j'ai continué en me disant qu'il allait y avoir un peu d'action mais rien de stimulant. J'ai trouvé que c'était fade. Les sentiments ne m'ont même  pas parus sincères.

Nicole

 Résumé de Babelio :

La vie est douce à Kamakura. Amis et clients se pressent dans la petite papeterie où Hatoko exerce ses talents d'écrivain public. Tendres, drôles ou tragiques, les destins se croisent sous son pinceau. Hatoko s'est mariée et découvre, en compagnie de Mitsurô et de sa petite fille, les joies d'être mère au sein de leur famille recomposée : elle enseigne à l'enfant l'art de la calligraphie comme le faisait sa grand-mère et partage avec elle ses recettes des boulettes à l'armoise ou du thé vert fait maison. Mais si Hatoko excelle dans l'art difficile d'écrire pour les autres, le moment viendra pour elle d'écrire ce qui brille au fond de son coeur.

 

Par la force des arbres Edouard Cortes

 

 Par la force des arbres par Cortès

 



Edouard Cortès a été successivement écrivain voyageur, puis berger itinérant et enfin agriculteur. Mais terrassé par un échec agricole, endetté, au bout du rouleau, il est hanté par des idées noires.  Il se résoud alors à vendre tout, sa ferme, ses bêtes et décide d'aller se ressourcer seul, sans sa femme ni ses trois enfants, dans une cabane perchée en haut d'un chêne. C'est là qu'il va se reconstruire en étant seul avec lui-même, la nature, les animaux, les bruits, le temps ... 


Il se repose, fait son bilan, et surtout observe le spectacle merveilleux de la forêt.Et on partage son enthousiasme devant le regard d'un cerf, la force d'un bourgeon ...Les animaux d'abord curieux s'approchent doucement, et au fil du temps apprennent à vivre avec l'auteur et sa cabane.

Il oublie passagèrement sa famille pour se reconstruire, pour comprendre, et donner un sens à sa vie, avec un coeur plus proche de la Nature au point de se l'approprier complètement.


Edouard Cortès se ressource avec la nature et dans la nature : "je ne suis plus dans la forêt,je suis la forêt et la forêt est en moi". Pour les amoureux de la nature, c'est l'occasion de retrouver cet émerveillement et cette harmonie qu'offre la Nature à qui sait la regarder et l'aimer.


"Par la force des arbres" fait  réfléchir sur la société d'aujourd'hui, la profusion , l'égoïsme de l'homme.

C'est un très beau livre, agréable et poétique, que je recommande vivement car il a le mérite de faire du bien. En ces temps de confinement, de couvre-feu où nous devons rester chez nous, se retrouver  sur un chêne et vivre dans les bois est une véritable manne et une échappatoire aux soucis quotidiens. Il donne envie de filer dans la forêt la plus proche et de s'émerveiller...

 

Marie Christine 


https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/retraite-ou-confinement-selever-par-les-arbres

 

https://www.franceinter.fr/emissions/le-temps-d-un-bivouac/le-temps-d-un-bivouac-14-novembre-2020 






 

mardi 12 janvier 2021

Consolation Anne Dauphine Juilland



 Consolation par Julliand

 

« J’ai perdu mes filles. Je le dis le coeur habité par deux sentiments que l’on croit souvent contraires : la douleur et la paix.

La douleur de celle qui pleure.

Et la paix de celle qui est consolée »

Témoignage bouleversant…..  l’auteur renvoie aussi le lecteur à sa propre attitude face à la maladie, le handicap, la souffrance et la mort……  est-ce que je suis dans la fuite ? Suis-je là, présent, dans le silence ?  Ou bien « je ne sais pas quoi dire, ni quoi faire » « je peux être maladroit »

Ce livre c’est aussi une réflexion sur l’aptitude à l’empathie……  sa mère, sa meilleure amie et les infirmières sont douées pour cette sensibilité si particulière….elles vont accompagner Anne-Dauphine  sur ce douloureux chemin de vie……où il faut »laisser couler les larmes »

bouleversant !!!!

Marie Odile 

Article de La Croix :


« La consolation demande de la patience, de la douceur. Et du temps. » Qu’Anne-Dauphine Julliand ait soif de consolation ne surprendra pas ceux qui ont en mémoire ses premiers livres (1). « J’ai perdu mes filles. Mes deux filles. D’une “leucodystrophie métachromatique”. Un nom barbare pour une maladie rare, qui détruit tout sur son passage », rappelle-t-elle dans ce nouveau récit qui rassemble en un bouquet fragile les étapes de la vie d’après.

Après la sidération, après la maladie et son cortège de frayeurs et de vains espoirs, après la mort impitoyable. Thaïs est emportée à l’âge de 3 ans, en 2007, sa petite sœur Azylis dix ans après.

« On ne peut se faire juge de la douleur d’autrui »

Anne-Dauphine Julliand n’a pas de recette pour les parents « désenfantés ». Elle veut simplement dire que peuvent cohabiter en un même cœur la douleur et la paix : « La douleur de celui qui pleure. Et la paix de celui qui est consolé. » Cela reste une insondable souffrance. Il faut vivre avec et se réjouir quand elle desserre un peu les crocs : « Certains jours, qui parfois durent longtemps, on ne peut pas avancer d’un pas. »


Avec son mari, ses deux garçons, Anne-Dauphine Julliand en atteste : « Vivre la peine, c’est la seule façon d’être aussi capable de vivre la joie. » D’une écriture sobre et pudique, habitée d’un souffle, elle évoque la souffrance indescriptible, « celle qui déchire l’âme. Elle ne se raconte pas ». Et l’auteure ne hiérarchise pas la souffrance, ne revendique nulle expertise, s’adresse à tous ceux qui sont aspirés par le chagrin, quelle qu’en soit la cause, car « on ne peut se faire juge de la douleur d’autrui ».

Le besoin des autres

La souffrance, « elle ne se soigne pas, elle ne guérit pas. Elle s’éprouve, elle se vit. Et se vit seul. » D’où l’importance de ces mots apaisés que l’auteure pose sur le drame traversé et toujours à fleur d’âme, ouvrant une brèche pour ceux qui assistent, impuissants, au malheur d’autrui : « C’est difficile, je le sais, de s’approcher si près et si vite de quelqu’un dans l’épreuve. »

Face à la souffrance, il est normal de balbutier, de ne pas savoir quoi murmurer aux proches et aux amis en deuil. Pourtant, confirme Anne-Dauphine Julliand, « quand nous souffrons nous avons plus que jamais besoin des autres. » Alors ouvre-t-elle quelques pistes pour consoler ceux qui sont aspirés par le chagrin : « Consoler, ce n’est pas nécessairement sécher les larmes. C’est souvent les laisser couler. »

Le temps qui s’étire

À chacun de faire ce qu’il sent, s’approcher comme il peut des endeuillés. Il y faut du temps, et Anne-Dauphine Julliand s’élève contre le Parlement qui légifère pour définir combien de jours octroyer lors de la perte d’un proche : « Il faut laisser le temps aux larmes, à la peine, à la désolation, à la consolation. »

Tout est question de temps, le temps qui s’étire, qui laisse perdurer la douleur, et que la consolation vient éclairer d’un faible rayon de lumière : « Le temps paraît illimité, comme une interminable nuit, pour celui qui souffre.(…) L’épreuve se vit au rythme lent du présent. »

Ce qu’essaie de nous dire Anne-Dauphine Julliand, c’est que nous survivons au malheur, parce qu’il y a encore des rencontres possibles, une vie à consoler : « Il s’agit de sauver non pas nécessairement une vie en danger, mais une âme en souffrance. La sauver des ténèbres et de l’isolement. » Et si son propos s’adresse à tous, en quelques mots discrets, elle confie sa source : « On dit souvent dans l’épreuve que le ciel nous tombe sur la tête. J’ai eu le sentiment qu’il descendait jusqu’à moi, sans fracas. (…) La vie nous pousse à fouiller le ciel. »

https://www.youtube.com/watch?v=f_Mg4Kk46jU 

https://www.ktotv.com/video/00332419/entretien-3-anne-dauphine-julliand 

https://www.youtube.com/watch?v=sSP0GrMaeuQ 

https://www.youtube.com/watch?v=O1T-PXMdTPQ 

 

Un clafoutis aux tomates cerises Véronique de Bure

 

 Un clafoutis aux tomates cerises par Bure

 

 

A 90 ans , Jeanne décide d’écrire son journal intime pendant un an, quatre saisons. Elle consigne les évènements anodins du quotidien, son humeur, le temps qu’il fait, les dégâts des taupes dans sa pelouse, ou encore les chevreuils qui viennent manger ses fleurs…. Elle évoque Marcelle, sa voisine diabétique qui cherche à lui voler du sucre ; ses copines de bridge, la messe du dimanche, son fils qui s’occupe de ses papiers parce que « les paperasses » ça l’ennuie, ses disputes et ses fou-rires avec sa fille ; les jeux dans la neige de ses petits-enfants….  Et la grosse cloche en fonte qui est tombée !

 Exilée parisienne dans un petit village près de Vichy….  Elle décrit la campagne française de ces dernières années : les gens qui se vexent sans savoir pourquoi ; les petits commerces qui ferment… ; la route qu’il faut parcourir pour aller à l’hôpital se faire soigner…

Car à 90 ans Jeanne conduit encore sa voiture,  un peu trop vite, d’après sa fille.  Il lui arrive de se perdre, alors son fils  lui offre un GPS mais Jeanne n’arrive pas à s’en servir, tout comme le »dévédé » que ses enfants lui ont offert.

 Elle marche tous les jours dans son jardin, avec sa canne, va faire ses courses, cuisine des gâteaux pour ses amies et sa famille. Elle est joyeuse, et avec ses copines elles s’offrent de petits coupes de crémant lorsqu’elles se retrouvent pour jouer au bridge.

La quatrième saison arrive, l’hiver, qui emporte les vieux…. Ses amies…..  elle sort moins souvent, commence à avoir le blues et pense à rejoindre son René.

Ce livre est drôle. Jeanne est pleine d’énergie et on se dit qu’on aimerait  bien vieillir comme elle avec cette bonne santé.

Même si certains passages sont un peu trop longs, j’ai bien ri lorsqu’elle gifle sa belle-mère et qu’ensuite elle va se confesser au curé « qui se tape les cuisses en pouffant de rire »…..

 

Marie Odile 

 

Ce roman se présente comme le journal d'une dame de 90 ans, sur une année. Elle vit seule à la campagne, elle est veuve et ses enfants " ont leur vie ". Au début, je la trouvais moyennement crédible en pleine forme à aller dans sa voiture jouer au bridge avec ses copines. Puis, au fur et à mesure, le texte m'a paru plus dense, plus juste et émouvant aussi.
Bref, une bonne lecture mais je me demande si ça intéresserait quelqu'un de jeune. Pas sûre. Mais moi, même si je ne ressemble pas vraiment à cette vieille dame, je me suis reconnue souvent dans ses réflexions.


  Sylviane

https://www.youtube.com/watch?v=CtfE7ZYqSP0

https://www.youtube.com/watch?v=GPVKQT27lRU 

https://www.youtube.com/watch?v=hBhU3iF6Mg8

 

Au Sevilla Bar Alex Capus

 

 

 Au Sevilla Bar par Capus

Au Sevilla Bar, il y a une tête de toro au-dessus du bar, celle de l’écumant Cubanito, qui autrefois s’est bien battu dans l’arène et y a laissé sa vie.Cette semaine, justement, alors que Max reste seul en l’absence de sa femme, son ami Miguel vient réclamer la tête de Cubanito, qu’il avait prêtée en guise de décoration.Il va falloir la remplacer et récupérer à Mannheim la tête d’un autre toro achetée sur internet.Cela sera l’occasion d’une brouille avec miguel, suivie d’une réconciliation.

L’absence de sa femme et la brouille avec son ami tracent la ligne principale du récit où entrent le quotidien du bar, de nombreuses réflexions touchant « la vie ordinaire » de notre époque.

Alors que j’avais pénétré avec un peu d’hésitation dans ce Sevilla bar, j’ai découvert dans ce livre une vision savoureuse d’un quartier d’une petite ville suisse.Si l’auteur qui parle tient effectivement , derrière la gare d’Olten, un bar en plus de son métier de journaliste,il donne à Max un regard si pétillant et doux-amer, qu’il donnerait presque envie d’être parmi ses clients. J’ai bien l’intention de continuer à lire si possible cet écrivain dont j’ai aimé un premier livre. 

Marie Thérèse 

https://www.rts.ch/play/radio/caracteres/audio/alex-capus-au-sevilla-bar?id=10599537 

 

Le petit garçon Philippe Labro

 


L'auteur fait parler l'enfant qu'il était à cette époque là que l'on peut situer entre 1942 et 47.  Pour ne pas être dans Paris si la guerre éclatait, la famille de 7  enfants était déjà partie dans le Sud-Ouest pensant qu'ils seraient en zone protégée. Mais elle le devient de moins en moins.   Les parents aident des personnes à se cacher dans leur  maison pour pouvoir  rejoindre une zone  libre. Lui, voit des personnes diverses auxquelles il donne avec ses frères et sœurs des sobriquets qu'ils notent dans ce qu'ils appellent leur Album avec des mots nouveaux appris et des choses amusantes ou sérieuses.  La situation devient très dangereuse quand les soldats allemands réquisitionnent un étage de leur villa alors qu'il reste des personnes cachées ou qu'ils font passer pour leurs  employés.

On trouve  dans ce livre la vie d'une famille soudée, aimante, qui  a un grand respect de l'autre, un petit garçon qui montre une grande maturité pour son âge, une fratrie soudée. On vit cette enfance et leur histoire à tous faite de bons moments, d'angoisses. Les décisions à prendre pour assurer le meilleur avenir aux siens. 

J'aime sa façon d'écrire. Pour moi il fait partie des excellents livres que j'ai  pu lire, en le fermant on peut se dire qu'on a lu un  livre je dirai "Copieux".

Nicole

lundi 11 janvier 2021

Les lettres d'Esther Cécile Pivot

 

 Les lettres d'Esther par Pivot

 

LES LETTRES D'ESTHER - Cécile PIVOT    

Une libraire ouvre un atelier d'écriture, son annonce fait s'inscrire 5 personnes seulement. Elles sont très diverses en âge, en chemin de vie, en façon d'aborder les problèmes, etc.

L'originalité est qu'on  n'est pas obligé de se connaître de visu, ce qui permet à l'un d'eux qui est souvent en déplacement de s'inscrire, ensuite  chacun doit choisir  deux personnes du groupe de 6 (car la libraire Esther s'ajoute à eux) et s'écrire une lettre dans laquelle ils doivent répondre à  la question:  "Contre quoi vous battez-vous?"   Esther recevra  copie de toutes les lettres qui  seront échangées tant que durera l'atelier  

Cécile Pivot doit donc jouer plusieurs personnages avec leurs  fêlures personnelles en écrivant ce livre.  Il s'agit donc là d'un atelier d'écriture à but thérapeutique et d'un roman épistolaire intimiste. 

Son positif est que ces lettres, montrent le pouvoir des mots, le pouvoir réciproque de l'écoute, aident à  parler pour pouvoir guérir,  prouvent qu'il faut attendre et réfléchir à la manière de lâcher ce qui nous fait mal sans amener une cassure complète contrairement à une explication sur le vif.  

J'ai  moins aimé l'écriture de Cécile Pivot que je trouve trop plate, pas trouvé judicieux d'intervenir entre les lettres. Les personnages sont peu attachants. 

Mais heureusement le livre se termine sur la cabine du vent et cela permet de le refermer sur une douce note.

 

Nicole 

https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=kPX1B3Eqjp4

https://www.youtube.com/watch?v=GlqcWKZHqNc 

https://www.youtube.com/watch?v=pHYGjS3QN-c

 

La forêt aux violons Cyril Gely

 


 La forêt aux violons par Gély

J'ai adoré le dernier livre lu ces jours ci....."la forêt aux violons" écrit comme un conte initiatique...c'est en fait la vie romancée de stradivarius....et un hommage aux femmes qui ont partagé sa vie ( 93 ans)....... c'est beau ,c'est poétique.......un magnifique livre de Cyril Gely..,. écrivain que je ne connaissais pas,et vous ???

Monique 

 

https://www.francemusique.fr/emissions/l-invite-du-jour/l-invite-du-jour-du-lundi-09-novembre-2020-88715 

 

https://www.rtbf.be/musiq3/emissions/detail_chronique-litterature/accueil/article_la-foret-aux-violons-de-cyril-gely-une-reverie-qui-nous-emporte-vers-les-origines-du-genie-de-stradivarius?id=10621016&programId=13209 

 

https://radio.vinci-autoroutes.com/article/-la-foret-aux-violons-de-cyril-gely-4496 

Le petit matin Christine de Rivoyre

 

 

 Le petit matin par Rivoyre

 

Le petit matin. Christine de Rivoyre (1968, prix Interallié) )

L’action se passe dans les Landes en 1941. Nina a 17 ans, et vit dans un petit village, entre Bonne Maman, dite « Feuzojou », sa tante Eva, qu’elle surnomme Cracra (et qui la détestent, on nous dit pourquoi), son père, et son cousin Jean, à peine plus âgé qu’elle. Elle en est amoureuse, mais pour lui, elle n’est qu’un copain de plus, qu’il taquine et tyrannise depuis l’enfance.

Leur seule différence, c’est qu’elle est, comme son père, passionnée  d’équitation, passion que Jean ne comprend pas.

Tous les jours, Nina monte Querelle, sa jument, ce qui nous donne à voir et sentir les paysages des Landes, leurs couleurs, leurs odeurs…on s’y croirait !

Le village est occupé par les Allemands, ils investissent le domaine, et bien sûr, réquisitionnent tout ce qu’ils peuvent trouver de mangeable ou d’intéressant. Et comme partout, les villageois se débrouillent, boivent du café au lupin, mangent de la salade de chardons, fabriquent du sucre de citrouille, etc. Sans parler du pauvre cochon Robinson qui sera sacrifié comme il se doit, au grand dam de Nina et de son cousin.

La grande maison où vivent Nina et sa famille est occupée par les Allemands. Pas moyen de s’y soustraire, bien entendu, mais (quelle surprise !) ces officiers-là sont aussi des hommes bien élevés, discrets, qui célèbrent Noël, jouent du piano, et surtout, exigent de monter les chevaux.  Nina s’indigne, mais est bien obligée d’admettre que cet officier est aussi bon cavalier qu’elle, qu’il est cultivé, attentionné…

Pour Noël, il lui offre un magnifique cadeau : deux sacs d’avoine, régal que les chevaux n’ont pas dégusté depuis des mois.

Nous avons droit, en contrepoint, à la Résistance, que Jean essaye de rejoindre par tous les moyens, et au camp, également, situé à quelques kilomètres, où sont parqués des prisonniers de guerre issus de nos colonies, (l’un deux essayera de s’enfuir…)

Et surtout le morceau de bravoure, c’est l’accouchement, en pleine nuit, de Querelle.  Le père de Nina fait de son mieux, aidé par sa fille, mais il n’y connait pas grand-chose, il envoie chercher la sœur Marie-Emilienne, une religieuse qui a quelques notions de médecine, et soigne les gens avec des plantes. C’est elle qui cachera la tête de la jument sous ses cotillons au moment de l’expulsion du poulain. (Une prière, ensuite, bien entendu !)

Christine de Rivoyre a un style bien à elle, délicat, comme parfumé…Un livre à lire et à relire.

 

Anne 

 

samedi 9 janvier 2021

Paroles des peuples racines Sabah Rhamani

 Paroles des peuples racines par Rahmani

 

 

Paroles des peuples racines  de Sabah Rhamani aux éditions Actes Sud.


Les mouvements indigènes fleurissent depuis une vingtaine d'années pour faire reconnaître leurs culstures, leurs savoirs ancestraux et leur sagesse .

A partir de récits inédits recueillis auprès de peuples racines ce livre réunit leurs voix.
Ils sont Papou, Massaï, Maori, Pygmée, Peul, Touareg, Sami, Kanak, Kayapo, Kogi, Mapuche... ils témoignent tous d'une sagesse et d'une volonté d'agir en faveur de la nature et des cultures.

Aimer ce verbe ne cesse d'essaimer  au fil des récits....s'aimer, aimer ses racines , sa culture , l'autre... tout ce qui vit et vibre au coeur.

Rafraîchissant et optimiste dans les temps qui courent....

A toutes et tous ceux qui espèrent dans le meilleur de l'autre.

Jean Claude


https://www.youtube.com/watch?v=hYhHLqOoJXw

https://www.youtube.com/watch?v=RAG_7AONrD8 

 

jeudi 7 janvier 2021

Le triomphe de l'injustice E Saez G Zucman

 

 

 



Pour la 1ère fois depuis plus d'un siècle les milliardaires américains paient moins d'impôts en proportion de leurs revenus.

Deux économistes nous présentent une analyse au scalpel de cette transformation.

Ils analysent les choix qui ont conduit au triomphe de cette injustice fiscale. Avec clarté ils expliquent comment l'Amérique qui a été en pointe du combat pour la justice pendant la moitié du XX siècle a tourné le dos à sa tradition.

Si l'on veut éviter que l'Europe ne s'enfonce dans la dérive inégalitaire il y a urgence à tirer les leçons de cette histoire.

Le Triomphe de l'injustice propose une refondation de l'impôt à la fois visionnaire et pragmatique. afin de réconcilier la mondialisation et la justice économique.

Bien qu'illustrant ce qui se passe aux Etats Unis la lecture paraît extrêmement intéressante pour notre "vieille nation".
 
Jean Claude 

 

Histoire du fils Marie Hélène Lafon

 

 Histoire du fils par Lafon

 

Pleine de belles lectures...... pour Noël..5 livres sont arrivés sous le sapin.....que du bonheur....je viens de terminer " histoire du fils" de M H Lafon.... . génération s, en milieu rural....au travers  d'un fils... André... né de père inconnu ( au début du livre)..... élevé,par ses gds parents dans le lot..... roman simple , mais qui  est plus profond que l'ont pourrait penser..... belles lectures à tous.....

Monique 

 

Je voudrais vous parler d'une de mes récentes lectures, prix Renaudot 2020, Histoire du fils de Marie Hélène Lafon.
J'aime beaucoup l'auteur qui excelle à parler de sa région (Auvergne, Cantal), et de la solitude (par exemple dans L'annonce, qui a été adaptée dans un téléfilm très apprécié).
Son style est spécial car elle ne met quasi jamais de dialogues dans ses romans.
Le fils est André, né de Gabrielle et de père inconnu ... du moins officiellement.
L'auteur nous fait voyager dans le temps (le roman commence dans les années 1900, remonte vers 1980 puis revient en arrière ..) et distille peu à peu les éléments de l'intrigue. J'ai mis un certain temps à remettre en place les éléments du puzzle; tout est suggéré, au lecteur de se glisser dans l'histoire.
Histoire d'une famille ou plutôt de deux familles sur un siècle.
Un roman vraiment prenant.
Bénédicte 
 
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Histoire du fils :

Que d’émotions , de sensibilité , de finesse ! J'ai lu le livre d’une seule traite .


L'auteur nous promène à des époques différentes au sein de deux familles qui ne découvrent qu'à la fin le lien qui les unit . Ce récit sans dialogues est conduit magistralement par Marie-Hélène Lafon dont on devine la sympathie pour ce fils attachant dont elle nous raconte l'histoire émouvante .


Le fils, c’est André, élevé par Hélène, la sœur de sa mère Gabrielle . Cette dernière n’a pas rompu le lien, mais c’est bien avec ses cousines qu’André est élevé. Son père est inconnu, aux abonnés absents. André n'apprendra son nom que le jour de son mariage.  Le petit André va grandir au sein d’une famille déjà composée de trois filles. Il sera choyé et aimé, mais ressentira malgré tout le manque d’une mère peu présente et surtout l’absence d’un père inconnu.


Cette histoire familiale étalée sur presque un siècle et la recherche de ses origines, tel est le postulat de départ de ce court récit. Tous les personnages (chacun dans son genre) sont touchants...

Les chapitres se jouent de la chronologie, mêlant les époques.


L’écriture est belle, précise et travaillée , j'ai beaucoup aimé ce récit.

Marie Christine

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Je termine ce roman, mon premier contact avec MH Lafon.

Rien de tonitruant ou presque dans ce récit en forme d’arbre généalogique. Nous y pénétrons avec, d’entrée, une curiosité bien soutenue par la voix à la fois distanciée et proche racontant par petites touches l’évolution d’une famille au cours de décennies.

Ce doit être ce ton-là, pointilliste, perspicace, imagé de lieux précis et champêtres, qui a valu au livre le prix Renaudot 2020.

Un avis en a déjà été donné sur ce blog, mais je peine à le retrouver : de qui, de quand est-il ? afin que je puisse le retrouver, je vous le demande.

En conclusion, je dirais pour ma part, tout d’abord que ce roman m’a touchée, par le côté pudique du récit de l’existence d’André, ce fils à qui jusqu’à sa mort il manquera toute une lignée. Ensuite qu’il se dégage de cette histoire, originale dans sa forme, une certaine malicieuse et positive philosophie.

J’apprécie mon premier contact avec l’auteur (pardon : trice) auvergnate.

 Marie Thérèse

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Le fils c'est celui d'une jeune mère, venue du Cantal pour vivre à Paris, qui met bientôt au monde un enfant de " père inconnu " comme le dit la formule. Tout le roman tourne autour du père, de la recherche du père, de la crainte de le trouver, tout cela à travers plusieurs générations. La lecture se fait en va-et-vient dans cette histoire familiale, va-et-vient dans le temps entre le début 1900 et les années 80 et dans l'espace entre le Cantal, Paris et même outre Atlantique. Le souvenir des morts est très présent dans ce livre, un peu trop à mon goût car on en sort entre tristesse et nostalgie avec le sentiment aigu du temps qui passe.

Mais c'est un beau livre, plein de délicatesse.

Sylviane. 


 Interview de l'auteur :

https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=2q2Vet-ozdI 

https://www.youtube.com/watch?v=0auiEV3T1OM 

https://www.youtube.com/watch?v=rRI9Ba1C5ac 

lundi 4 janvier 2021

L'inconnue du 17 mars Didier Van Cauwelaert

 

 L'inconnue du 17 mars par Van Cauwelaert

 


Par la grâce d'un virus , un sans abri se retrouve confiné avec une créature de rêve.
Et si le sort du genre humain dépendait de la relation qui va se nouer entre un ancien prof de 38 ans brisé par l'injustice ( histoire de caricatures....) et une exilée en manque d'amour.

Par ce conte poignant au coeur d'une actualité brisant tous nos repères Didier Van Cauwelaert nous entraîne dans nos peurs, nos détresses et nos colère dans un tourbillon de révolte, de joie et ...d'espoir.
 
Jean Claude

 

Libres et égaux en voix Julia Gagé

 

 Libres et égaux en voix

 

Cet essai propose de donner une voix et des places à celles et ceux qui en ont été trop longtemps privés: les femmes et les minorités.
D'abord en repensant notre système électoral et en garantissant la représentation.
En proposant un nouvel équilibre entre la démocratie représentative et un usage raisonné du référendum.
Julia Cagé renouvelle en profondeur la réflexion sur l'égalité politique.
Nous pouvons faire mieux que le monde dans lequel nous vivons.

Vaste réflexion....... allons pensons...
Jean Claude
 
Interviews de l'auteur :

https://www.youtube.com/watch?v=9BgonpxX6ow

 https://www.tf1.fr/tmc/quotidien-avec-yann-barthes/videos/invitee-julia-cage-pour-libres-et-egaux-en-voix-95266761.html

 https://www.youtube.com/watch?v=hIuRKrg1ksE 

 

 

Qui franchit la ligne Jaune Hamish Macbeth par M C Beaton

 Hamish Macbeth Tome 5 - Qui Franchit La Ligne Jaune   de Beaton M. C.  Format Beau livre

 

 

Pas très littéraire ni de très haut niveau , je viens de terminer hier soir le 5 eme volet des aventures  de Hamish  Macbeth ...Amusant  ! Même si on sait que le fameux Hamish , ce flic dégingandé des Highlands 
résoudra forcément l'affaire !!
Avant de retomber amoureux de Priscilla 
Un livre pour lire entre les fêtes sans prise de tête!!!
 
Claude

 

La Correspondante - Virginia Evans

    "La Correspondante" de Virginia Evans se trouve être dans la liste des livres à lire avant la réunion de septembre des "...